01 juillet 2017

FAIS ET RIS

FAIS ET RIS   1. « Ô ce cri sur la mer, cette voix dans les bois ! » (Verlaine, « Kaléidoscope »)   Des fois qu'y aurait « ce cri sur la mer » i dit Verlaine genre immense le spectre qui hante le vent échevelé qui passe sur l'océan.   J'écris échevelé car j'trouve qu'un spectre, s'il est pas chevelu, bin cé pas pratique pour fere l'squelete sur une pochete d'Iron Maiden.   Pis, faux dire c'qui est (elle me dit Zut) j'écris échevelé qu'on dirait défois qu'j'ai un chval... [Lire la suite]

19 juin 2017

A DECLAMER AVEC LA VOIX DÉSABUSÉE D'UN COMÉDIEN FORT LUCIDE

A DECLAMER AVEC LA VOIX DÉSABUSÉE D'UN COMÉDIEN FORT LUCIDE1.« Je ne me suis pas consoléBien que mon cœur s'en soit allé »(Verlaine)Des fois on a le cœur « s'en soit allé »C'est quand on est triste tout seul puisqu'on n'a plus envie de rien et même pasd'chicons au gratin On n'a pas envie caron a l'cœur tout parti ailleurs qu'on nefait rien d'autre qu'attendre son retour2.« cloche en mer, fausse, assourdiede neige lente. »(Verlaine)Des fois j'entends des musiques étrangesà la radio Des fois ça sonne drôle... [Lire la suite]
24 août 2016

CF POUR CHAT PAR EXEMPLE

CF POUR CHAT PAR EXEMPLE1.Quand on écoute du Léo Ferré période grand orchestre à pompes et grandiloquence, après on a juste envie d'entendre du Sheila. Si.Ou le silence, c'est bien aussi, le silence... le silence et les petits zoziaux.Ou du blues, c'est bien aussi, le blues… du blues et du bon vieux boogie !2.Que savent-ils de moi ? Rien.Que peuvent-ils contre moi ? Tout.Je suis le peuple.Gauchiste ? Non. Lucide.3.« les arbres ont pris la figure d'un miroir »(Camille Goemans, « La lecture... [Lire la suite]
04 janvier 2016

OU SINON C'EST FANTOMAS

OU SINON C'EST FANTOMAS1.« La rivière court, le nuage fuit ;Derrière la vitre où la lampe luit,Les petits enfants ont des têtes roses. »(Victor Hugo, « Choses du soir »)2.La nuit, quand elle ferme point l’œil, Zut s'amuse à attrister la lune en lui contant des histoires d'amour qui finissent mal en général.3.« L'Océan sonorePalpite sous l’œilDe la lune en deuilEt palpite encore, »(Verlaine, « Marine »)4.Des fois, Zut attrape l'Océan par sa barbe d'écume et l'agitel'agitel'agite en le... [Lire la suite]
04 juin 2012

VERLAINE : SONNET BOITEUX

VERLAINE : SONNET BOITEUX                                             A Ernest Delahaye Ah ! vraiment c'est triste, ah ! vraiment, ça finit trop mal ; Il n'est pas permis d'être à ce point infortuné. Ah ! vraiment c'est trop la mort du naïf animal Qui voit tout son sang couler sous son regard fané. Londres fume et crie.... [Lire la suite]
Posté par patricehouzeau à 12:41 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,
22 mai 2012

LA VIE HUMBLE

LA VIE HUMBLE (Notes sur la pièce VIII du livre I de Sagesse, recueil de Verlaine) 1. "La vie humble aux travaux ennuyeux et faciles Est une oeuvre de choix qui veut beaucoup d'amour, Rester gai quand le jour, triste, succède au jour, Être fort, et s'user en circonstances viles,"(Verlaine, Sagesse, Livre I, pièce VIII) 2. "La vie humble aux travaux ennuyeux et faciles", si elle est humble - nous ne sommes pas puissants - et ennuyeuse - ah oui, alors ! - n'est pas si facile : il y faut de l'endurance, de la persistance, de la... [Lire la suite]
Posté par patricehouzeau à 20:54 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
14 mai 2012

DU GASPARD HAUSER CHANTE

DU GASPARD HAUSER CHANTE 1. Dans la première strophe de Gaspard Hauser chante (pièce IV du Livre III du recueil Sagesse de Verlaine), le narrateur tombe de nulle part, c'est-à-dire de la campagne peut-être, ou de quelque bourg obscur, puisqu'il est "venu" dit-il "vers les hommes des grandes villes". Il n'a d'ailleurs pas de généalogie, puisqu'il est "orphelin". 2. Gaspard Hauser est "riche" de ses "seuls yeux tranquilles". Autant dire qu'il est pauvre, quoique doté d'un regard que l'on peut supposer franc, sans arrière-pensées,... [Lire la suite]
Posté par patricehouzeau à 20:36 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,
04 mai 2012

LES OMBRES COMME LES PROIES

LES OMBRES COMME LES PROIES "Ô vous, comme un qui boite au loin, Chagrins et Joies, Toi, coeur saignant d'hier qui flambes aujourd'hui, C'est vrai pourtant que c'est fini, que tout a fui De nos sens, aussi bien les ombres que les proies." (Verlaine, Sagesse, livre I, pièce VI, vers 1-4) 1. Le "vous" peut s'appeler (je vous appelle demain ; c'est à vous que je m'adresse) ; il admet le vocatif. Tous les substantifs peuvent être employés au vocatif, mais pour certains, la trivialité du sens induira le second degré : Ô abat-jour ! Ô... [Lire la suite]
Posté par patricehouzeau à 11:33 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , ,
04 mai 2012

CHERES MAINS

CHERES MAINS "Les chères mains qui furent miennes, Toutes petites, toutes belles, Aprés ces méprises mortelles Et toutes ces choses païennes, Après les rades et les grèves, Et les pays et les provinces, Royales mieux qu'au temps des princes, Les chères mains m'ouvrent les rêves." (Verlaine, Sagesse, livre I, pièce XVII) 1. L'expression "chères mains" est chargée d'affectivité. Elle rappelle l'expression "chers disparus". Mise à distance via la relative "qui furent miennes" (le passé simple plonge ces mains dans le passé). 2.... [Lire la suite]
Posté par patricehouzeau à 06:40 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,