16 juillet 2017

TROIS CONTREVERS OÙ JE SAIS PAS

TROIS CONTREVERS OÙ JE SAIS PAS   1. « Madame, je vous donne un oiseau pour estreine » (Isaac de Benserade, « Sonnet »)   Madame je sais bien que vous avez de la barbe mais Je vous appelle tout de même madame parce que ça me plaît.   Vous donne (contre l'indicible de l'être) vous Donne un oiseau car c'est plus léger qu'un troupeau de gnous.   Un troupeau de gnous d'ailleurs ça chante pas tandis qu'un Oiseau c'est joli coloré gazouillant pis ça tient compagnie hein   Pour... [Lire la suite]

17 juin 2017

PARCE QUILLÉ TOUDIS PARTI

PARCE QUILLÉ TOUDIS PARTI1.L'vieux cœur il avot mès come il allotbien avec sa vieille tête et ses vieuxlivres tout son vieil qilla dan l'être J'aime bien le verbe quiller qu'on ditça il n'est pas venu parce quillé alléà l'pêck et ce soir on mange du pichon2.« Pourquoi cette colère ? » se dit-ilpeut'êt'i vit pas come i voudrot dansla vie défois reste que ça la colère.  3.Un home bien diféran d'moiPourtan cete sotise & cetemaladrece n'seré-ce pas mapome j'lui reconos l'pépinon dirot pas moi mes si céma pome chui... [Lire la suite]
31 mai 2017

BLASSERIES

BLASSERIES   1. « L’âge a du fou joyeux fait un sage fort rude. » (Victor Hugo, « Ruy Blas », v.1013 [Don Manuel Arias])   Jadis j’eus l’âge joyeux, agité, j’allégrai, nageai dans l’léger, foufou (fort), puis la sagesse m’a fait les dents qui maintenant me manquent. Chu viu.   L’âge rend sage des fois qu’il faut faire un usage modéré d’ses osses.   Faut bien qu’la faux fauche pis qu’au bout ne restent qu’os et le chien du temps.   2. « Donc je marche vivant dans mon rêve... [Lire la suite]
26 mars 2017

ONDULATIONS D'L'ÂME RETOMBÉE

ONDULATIONS D'L'ÂME RETOMBÉE   1. « En la forest d'ennuyeuse Tristesse » (Charles d'Orléans, « Escholier de mérencolie »)   Quand on est en « forest d'ennuyeuse Tristesse », on est triste et tout ennuyé qu'les arbres tout moches sombres pis c'est long.   Pis c'est long qu'on dirait que les arbres c'est des horloges on passe on passe mais ça passe pas le temps c'est long.   « forest d'ennuyeuse Tristesse » dit Charles d'Orléans de mélancolie qui semble sombre et... [Lire la suite]
04 mars 2017

SUR QUELQUES BREFS DU GASPARD DE LA NUIT D'ALOYSIUS BERTRAND

SUR QUELQUES BREFS DU GASPARD DE LA NUIT D'ALOYSIUS BERTRAND 1.« Les routiers étaient en marche, s'éloignant par troupes, l'haquebutte sur l'épaule. »(Aloysius Bertrand, « Les Grandes Compagnies »)Des fois qu'on s'haquebutte, qu'on s'arc-boute dans le paysage, pis qu'le vent nous file dedans, entre les villes où y a des morts.Le mot haquebutte est à peine mystérieux : on y pressent la lourde arquebuse sur l'épaule de quelque gaillard de gravure ancienne.2.« le diable, pour en finir, rafle joueurs, dés et... [Lire la suite]
01 mars 2017

AVEC DES YEUX DEDANS

AVEC DES YEUX DEDANS1.« - Vous êtes une espionne ! Je l'ai toujours su.- Et qu'est-ce que j'espionne ?- Rien, parce qu'il n'y a rien à espionner. »(Agatha Christie traduit par Michel Le Houbie, « Pension Vanilos »)2.Des fois j'suis illuné d'la caboche – halloween citrouille – y a la lune et puis des yeux dedans.Avec Internet, on a parfois l'impression d'avoir acheté une machine avec des yeux dedans. Avec des yeux dedans ! Avec des yeux dedans ! s'exclama-t-il cerné environné zébré d'regards et... [Lire la suite]

27 février 2017

EN REGARDANT LES MOTS II

EN REGARDANT LES MOTS II   1. Le mot diplomatie s'articule, s'énonce, discourt ; il est droit comme son « t », lequel cependant ne se prononce que masqué, sifflé, soufflé : inutile de heurter.   2. Le mot pluie commence par frapper la vitre, puis, il glisse en filet fluide le long du paysage.   3. J'associe dans ma pauvre caboche le verbe frôler au mot gouffre ; ces deux là se partagent quelque abîme, de quoi frissonner quand on y songe.   4. Le mot potence a quelque chose de... [Lire la suite]
21 février 2017

QUAND JE ME LEVE J'AI FAIM CACHEZ VOS BOEUFS DIT L'OGRE

QUAND JE ME LEVE J'AI FAIM CACHEZ VOS BOEUFS DIT L'OGRE   1. QUAND JE ME LEVE J'AI FAIM   « quand le matin aurait secoué ses bouquets de givre sur mes vitres gelées » (Aloysius Bertrand, « Ma chaumière »)   Quand je me lève j'ai faim car Le matin j'ai faim chaque Matin j'ai faim que le matin il Aurait beau dire (mais le matin c'est rare qu'il cause) mais quand j'ai Secoué le colosse faut qu'je mange un truc avec un os dedans ah il a Ses crocs l'ogre de mon stomac qu'il croquerait bien ... [Lire la suite]
11 février 2017

LA BANDE DE JEUNES CONTRE LE VEILLEUR OCULAIRE

LA BANDE DE JEUNES CONTRE LE VEILLEUR OCULAIRE (Fiction sociétale et soyons honnête assez bâclée)   « Mieux vaut entendre ça que d'être sourd » dit le muet, qui n'y voyait rien, à cause de la brume. (Eugène Suie, « Le Mystère de l'apache parapluie »)   C'est l'histoire d'une bande de jeunes qui faisait rien que des bêtises genre voler missels, missiles, vermicelles et vermisseaux.   Ah ceux-là on ne les aurait pas laissés seuls dans un couloir des fois qu'ils l'auraient volé pour le revendre à un... [Lire la suite]
16 janvier 2017

JE LES VOIS MOI ET JE ME DEMANDE

JE LES VOIS MOI ET JE ME DEMANDE1.Au hasard des pages, je tombe sur cette définitive : « Il est dangereux de jouer avec l'acide cyanhydrique… et tout le monde le sait ! ».cf « Meurtre au champagne » d'Agatha Christie, adapté par Michel Le Houbie, p.109, Club des Masques n°20.2.Il est assez tentant de faire suivre l'adjectif « mystérieux » par cet autre adjectif : « sacré ». Surtout au féminin. Strange n'est-ce ?3.« Suspendue au-dessus de toiDans un hélicoptèreUn... [Lire la suite]