07 décembre 2013

BRUISSE DE NUIT

BRUISSE DE NUIT 1.André Breton, "Hôtel des étincelles". Cette expression "papillon philosophique", c'est une ironie, non ? Un oxymore. 2.Plutôt que "papillon philosophique" [André Breton], moi je pense plutôt corbeau de plomb, et bien gros encore, hénaurrRrrme ! 3.Théâtres ambulants de nos pommes, blaséesDe nos rôles des fois, soliloquant quand même. 4.Quand on feuillette de la science, le monde semble soudain si logique, que c'en est à de se demander ce que nous faisons là. 5."Chaque femme au matin, peut avoir des airs de... [Lire la suite]

07 décembre 2013

A QUOI SERVENT LES PIANISTES

A QUOI SERVENT LES PIANISTES 1.André Breton, Premiers transparents. Commence par la notation toute simple de "Comment veux-tu" qui sent son quotidien et sa vie commune. 2.André Breton, Premiers transparents. C'est qu'il fait noir soudain cause "que les plombs sautent encore une fois." On n'y voit rien et on ne peut donc comprendre. 3."Qui marque le temps suspendu" [André Breton]. Les horloges ne marquent jamais le temps suspendu; elles n'enregistrent pas les passages des anges. 4.Une croyance répandue veut qu'au décès d'une... [Lire la suite]
05 décembre 2013

BREFS SUR UNE UTOPIE EROTIQUE

BREFS SUR UNE UTOPIE EROTIQUE 1."Du temps que la Nature en sa verve puissante Concevait chaque jour des enfants monstrueux,"(Baudelaire, La Géante) Y a des lunes et des lunes et des lunes, la Nature, elle faisait dans le monstre, le mégasaurien, le diplodocus, et puis, elle s'est perfectionnée, elle a miniaturisé. 2."J'eusse aimé vivre auprès d'une jeune géante,Comme aux pieds d'une reine un chat voluptueux."(Baudelaire, La Géante) Quidam fantasme sur une "jeune géante" des temps légendaires; ce qui ne se trouve pas au coin d'la... [Lire la suite]
05 décembre 2013

EN ME GOULEYANT D'UN CALAMAR A LA DE PROFUNDIS

EN ME GOULEYANT D'UN CALAMAR A LA DE PROFUNDIS(Que j'espère que c'est pas le nom dune bière belge, ça, encore, la "De Profundis", que j'aurais l'air malin, tiens !) 1.J'écoute la radio et les gens dedans qui assurent la continuité des discours admissibles. 2.Alors le Bon Dieu dit : "Nom de Moi ! Qu'est-ce que je vais faire de tous ces bonshommes ?" 3.Pour faire des frites, faut des patatesEt la mayo, pas qu'on la rate,Pas qu'on la rate,Pas qu'on la rate (du Touquet)(Vers pour opérette) 4. Oh quand je vois ta pommeJ'ai le coeur qui... [Lire la suite]
04 décembre 2013

MIETTES D'OGRE

MIETTES D'OGRE 1.Les autres, des fois, je n'aimerais pas être dans leur assiette. 2.- Non, je vous assure, je n'ai pas d'autre ami imaginaire que moi-même. 3.Quand on met les pieds dans le plat, il ne faut pas s'étonner que l'on vous crache dans la soupe. 4.Une maladie rare ? - Soi-même. 5.Ne me tutoyez pas, je pourrais être votre fantôme. 6.Verre, ô verre, que de fantômes ai-je bus dans ce verre-là ! 7.Je persiste dans l'hier comme un amoureux qui ne veut pas quitter la gare. 8."mais la lutte passée, lorsqu'elle s'est une... [Lire la suite]
04 décembre 2013

EN TIRANT SUR LA BARBICHE

EN TIRANT SUR LA BARBICHE 1.C'est tout de même étrange de mettre sa main au feu, sa tête à couper et de laisser sa langue au chat. Qu'est-ce qui vous reste après ? 2.Il la soupçonna. C'est qu'elle aurait pu si facilement ajouter quelques gouttes de trépasse-vite à la potion. 3.Alors il sortit son calepin et y griffonna quelques recettes de boeuf à un tas de sauces diverses, ce qui lui prit quelques pages par ailleurs déjà couvertes de croquis de Diane au bain du meilleur goût. 4.Il ne se demanda pas où elle était à l'heure... [Lire la suite]

03 décembre 2013

HUMANITES

HUMANITES 1."Fusses-tu par-delà les colonnes d'Alcide"(Racine, Phèdre, IV,2,v.1141 [Thésée à Hippolyte]) Comme ça siffle, qu'ça fait du vent spirale vers le "par-delà les colonnes", comme ça siffle bref, qu'on dirait des étincelles de musique électro-acoustique qui s'insinueraient dans les syllabes. 2."Et d'avoir si longtemps pu défendre votre âme"(Racine, Phèdre, II,2, v.517 [Aricie à Hippolyte]) Le guerrier, ce réel qui cogne, qui tue, ne peut trouver sa légitimité que dans la défense des âmes. 3"Ces dieux qui se sont fait une... [Lire la suite]
03 décembre 2013

CHAIS PAS QUI CHAIS PAS QUELLE

CHAIS PAS QUI CHAIS PAS QUELLE 1.Le nostalgique regrette l'avant d'un événement qu'il désigne lui-même comme déclencheur, et qui masque de beaucoup plus puissants, persistants et intimes chronophages. 2.Le but de la classe dominante, c'est de rester puissante et persistante. Elle tire sa puissance de l'argent et sa persistance de la politique. En période de crise économique, l'illusion politique est d'abord dénoncée par la réalité des marchés. 3.La culture ? - Une prise du pouvoir par les symboles. 4.On a du mal à combattre un... [Lire la suite]
02 décembre 2013

CIORAN POINT

CIORAN POINT 1.Cioran. Des "horizons sur la mort", ce qui est encore une manière de voir la vie. 2.Cioran. "l'obsession, et non la mort". De même, c'est la fascination qui "flatte" l'ego amoureux, et non la drôle de chose pour laquelle, bêtement, on s'enflamme. 3.Le phénix, l'oiseau du désir qui rejaillit, flamme sous les cendres que la présence soudaine d'une seule personne attise. 4.Déjà je ne sais plus où j'ai mis mon dédale. 5.Cioran, à longueur de brefs, ne cesse de défier un Dieu qui lui a déjà répondu en faisant de lui cet... [Lire la suite]
01 décembre 2013

DE COCASSE MANNEQUIN

DE COCASSE MANNEQUIN 1.Cortège, Apollinaire. Quidam, i reluque les godillots et i les r'fait tout comme, les cogitans qui vont dedans. 2.Cortège. Placide zoziau vole à l'envers et machine son nid dans les espaces d'au-delà la foudre d'arbres. 3.Cortège. Quidam, i s'attendait sa pomme. Pas fini de poireauter, le gazier. 4."Et moi aussi de près je suis sombre et terne"(Apollinaire, Cortège) 5.De quel spectre ai-je hérité l'encre et l'ombre, et les maisons hantées qui demeurent dans les livres, et que n'ai-je appris à  me... [Lire la suite]