11 février 2017

LA BANDE DE JEUNES CONTRE LE VEILLEUR OCULAIRE

LA BANDE DE JEUNES CONTRE LE VEILLEUR OCULAIRE (Fiction sociétale et soyons honnête assez bâclée)   « Mieux vaut entendre ça que d'être sourd » dit le muet, qui n'y voyait rien, à cause de la brume. (Eugène Suie, « Le Mystère de l'apache parapluie »)   C'est l'histoire d'une bande de jeunes qui faisait rien que des bêtises genre voler missels, missiles, vermicelles et vermisseaux.   Ah ceux-là on ne les aurait pas laissés seuls dans un couloir des fois qu'ils l'auraient volé pour le revendre à un... [Lire la suite]

05 février 2017

CE QUI NOUS TROUBLAIT LE PLUS

CE QUI NOUS TROUBLAIT LE PLUS   « C'est quand même le miracle de l'invisible, la littérature. » (Alain Finkielkraut, émission « Répliques » du samedi 21.01.2017, France Culture)   1. « Ce qui nous troublait le plus, c’était notre ignorance totale de l’aspect sous lequel se manifesterait la chose. » (H.P. Lovecraft traduit par Yves Rivière, « La maison maudite » in « Je suis d’ailleurs », Denoël, coll. « Présence du futur »)   Heureusement que c’est une... [Lire la suite]
05 février 2017

LA CHASSE AU CANARD SUIVI DE TROIS TRUCHELLES

LA CHASSE AU CANARD SUIVI DE TROIS TRUCHELLESLe mot « truchelles » est un mot fort utile que je viens d'inventer pour l'occasion. Il se met toujours au pluriel, sauf quand il se met au singulier, et c'est alors qu'il change de genre : un trucheau (masc. sing.), des truchelles (fém. pl.).1.LA CHASSE AU CANARDLa chasse au canard c'est chouette mais quand laNuit est vraiment toute noire on ne peut pas chasser le canardEt ça m'ennuie vraiment de ne pas pouvoir chasser le canardCe qu'il y a alors c'est que ma tête est pleine... [Lire la suite]
01 février 2017

J'ECRIS PARCE QUE JE PREFERERAIS NE PAS

J'ECRIS PARCE QUE JE PREFERERAIS NE PAS   1. J'écris parce que je préférerais ne pas.   2. Avec ma parka à capuche et mon chien malade, je me fais l'effet du moine gelé de la vieille légende que je n'ai pas encore écrite.   3. J'écris parce que les mots me manquent.   4. J'écris parce que c'est la seule chose que.   5. J'écris parce que j'aime.   6. Des fois je panique dedans ma tête que le singe de la jungle de ma tête il ne sait plus où est passé l'homme dans toute cette agitation là. ... [Lire la suite]
16 janvier 2017

JE LES VOIS MOI ET JE ME DEMANDE

JE LES VOIS MOI ET JE ME DEMANDE1.Au hasard des pages, je tombe sur cette définitive : « Il est dangereux de jouer avec l'acide cyanhydrique… et tout le monde le sait ! ».cf « Meurtre au champagne » d'Agatha Christie, adapté par Michel Le Houbie, p.109, Club des Masques n°20.2.Il est assez tentant de faire suivre l'adjectif « mystérieux » par cet autre adjectif : « sacré ». Surtout au féminin. Strange n'est-ce ?3.« Suspendue au-dessus de toiDans un hélicoptèreUn... [Lire la suite]
14 janvier 2017

CORNEILLERIES EN FEUILLETANT MÉDÉE

CORNEILLERIES EN FEUILLETANT MÉDÉE   1. « Et de si longue main je connais ta prudence » (Corneille, « Médée », v.753 [Jason])   En français classique, l'expression « de si longue main » signifie « depuis longtemps » ah tiens il ne neige plus.   De si longue main ça veut dire depuis longtemps qu'on a l'impression d'une longue longue main glissant le long du temps.   Quand je lis l'expression « de si longue main » je songe une longue main se glissant dans... [Lire la suite]

12 janvier 2017

AUTRES BREFS QU'IL FAIT FROID TOUJOURS

AUTRES BREFS QU'IL FAIT FROID TOUJOURS   1. Soudain il se retira entraînant avec lui tout le réel qui se débina dans tous les sens et le monde ne fut plus que chaos.   Que des fois on entend « This Town Ai'nt Big Enough For Both Of Us » des Sparks qu'on se sent tout l'réel là nous frissonner dessus la peau.   Moi je me dis que l'anglo/américain du rock, ça doit être quelque chose comme la langue des fantômes familiers qui se fichent d'ma pomme.   2. Le train s'arrêta prit une bière et repartit.... [Lire la suite]
07 janvier 2017

ALBATROSSERIES

ALBATROSSERIES(Rosses sur un poème de Baudelaire)L'ALBATROSSouvent, pour s'amuser, les hommes d'équipagePrennent des albatros, vastes oiseaux des mers,Qui suivent, indolents compagnons de voyage,Le navire glissant sur les gouffres amers.A peine les ont-ils déposés sur les planches,Que ces rois de l'azur, maladroits et honteux,Laissent piteusement leurs grandes ailes blanchesComme des avirons traîner à côté d'eux.Ce voyageur ailé, comme il est gauche et veule !Lui, naguère si beau, qu'il est comique et laid !L'un agace son... [Lire la suite]
02 janvier 2017

DES FOIS QU'ON ENTEND BOURNIFLER

DES FOIS QU'ON ENTEND BOURNIFLERcf (Lewis Carroll traduit par Jacques Papy, « De l’autre côté du miroir » Folio classique n°2657, pp 274-278)1.‘The question is,’ said Alice, ‘whether you can make words mean so many different things.’ (Lewis Carroll, « Through the Looking Glass »)« - La question est de savoir si vous pouvez obliger les mots à vouloir dire des choses différentes. »(Lewis Carroll traduit par Jacques Papy, « De l’autre côté du miroir » [Alice])Les remarques d'Alice peuvent sembler... [Lire la suite]
02 janvier 2017

OUI MAIS J'AI BEAU ME RAISONNER

OUI MAIS J'AI BEAU ME RAISONNEROn suit l'enfant fantômedans le tunnelle gnome lève sa hache.1.J'dis ça j'dis rien mais à force d'aller chatouiller l'cosmos ça va finir qu'l'infini va finir par nous flanquer son néant là où j'pense.2.« Je rencontrai le bois du siège ! Il n'y avait plus personne. Le fauteuil était vide ! »(Maupassant, « Lui ? »)Quand on rencontre le bois du siège et qu'il n'y a plus personne, forcément la conversation tourne court.Parfois les choses ont l'air comme vides ; et... [Lire la suite]