20 décembre 2015

BRICOLER DES ARLEQUINS EN SE SIRENANT LA BOUILLOIRE

BRICOLER DES ARLEQUINS EN SE SIRENANT LA BOUILLOIRE   1. En fin de compte, on n'est libre que d'aller où l'ombre de la caverne a choisi de nous mener.   2. Ce que nous redoutons, vrai, ce sont les mauvais tours de piste que les étoiles ourdissent en secret.   3. Sans inspiration et insomniaque, ses pages restaient aussi blanches que ses nuits. Çà et là, quelques griffons.   4. Nous agissons souvent comme si nous nous en voulions, comme si sans cesse nous avions un compte à régler avec nous-même. ... [Lire la suite]

25 octobre 2015

LE PASSÉ EST UN SPHINX TENACE

LE PASSÉ EST UN SPHINX TENACE   1. « Que la vraie vertu, c'est dans les temps difficiles qu'on va la chercher, et dans les temps paisibles, ce ne sont pas les hommes vertueux qu'on recherche, mais ceux qui par les richesses ou la parenté ont plus de popularité. » (Machiavel traduit par Fontana et Tabet, « Discours sur la première décade de Tite-Live », Livre III, Chapitre 16, NRF, Gallimard, 2004).   Ouais, sauf que des fois, « dans les temps difficiles », les gens vont quand même chercher... [Lire la suite]
30 mars 2015

QUE NOS SONGES NOUS ANIMENT

QUE NOS SONGES NOUS ANIMENT 1.« Je suis un éphémère et point trop mécontent citoyen d'une métropole crue moderne parce que tout goût connu a été éludé dans les ameublements et l'extérieur des maisons aussi bien que dans le plan de la ville. »(Rimbaud, « Ville ») Le tout c'est qu'étant « éphémère », vaut mieux n'être « point trop mécontent ». Je note que notre chère modernité prétend garantir ce « point trop » par l'excellence technologique de la « métropole ». 2.« Le vent,... [Lire la suite]
25 mars 2015

TELLES QU'ELLES NE SONT PAS

TELLES QU'ELLES NE SONT PASEn lisant « Malpertuis » de Jean Ray, édition de poche J'ai Lu n°1677. 1.La lutte que les humains livrent contre les dieux passe par le blasphème, lequel est ignoré de l'Unique et simple amusement pour les autres. 2.J'imagine assez les dieux de l'Olympe se riant de nos blasphèmes comme nous rions des blagues de carambar. 3.N'avez-vous pas compris que les dieux se nourrissent de nos blasphèmes ? 4.Je ne me moque pas de Dieu ; même s'il n'existe pas, je crains sa toute puissance. 5.La... [Lire la suite]
25 octobre 2014

INSOLENCES DE BON MATIN

INSOLENCES DE BON MATIN 1.Dieu, un avoir été qui ne cesse de manifester sa présence. 2.Il est faux de dire que Dieu est indivisible; il est au contraire divisible en une infinité de petits dieux portatifs et contradictoires. 3.Je me demande si la mélancolie de Dieu a forme humaine. 4.L'ironie est antidogmatique par définition; aussi est-elle ce boomerang qui frappe aussi bien l'insolent que sa victime. 5.Le crucifix est le symbole le plus violent - avec la tête de mort des uniformes prussiens - que l'humain ait rendu universel. ... [Lire la suite]
12 octobre 2014

COMME ELLE ETAIT SEULE LA MAISON PRIT FEU

COMME ELLE ETAIT SEULE, LA MAISON PRIT FEU 1."Le trottoir où je marche est cendreux."(Raymond Jean, "La Lectrice") 2.Trottoir cendreux, fille rousse - allumetteuh ! allumetteuh ! 3.Entendu dire que la langue de Shakespeare sonnait déjà singulière à ses contemporains; tout à fait autre donc le génie, ou alors c'est du storytelling. 4.Des fois, y en a, i se sentent pas d'être et d'avoir aimé. 5.Ai fait rire mes élèves en leur contant que, vu qu'elles proutent sans arrêt, les vaches, qu'on dirait, les vaches, de grosses poches de... [Lire la suite]

12 octobre 2014

PIPOBECQ EN PASSANT PAR PARADOXE

PIPOBECQ EN PASSANT PAR PARADOXE 1.Les footballeurs jouent au football. Les autres gens, non. Ils les regardent jouer ou ne les regardent pas. Tous cependant savent qu'ils existent. 2.L'araignée a huit pattes. Ce qui la classe dans les bipèdes à pattes supplémentaires. Elle ne joue pourtant pas de violon, fût-elle violoniste. 3.L'humain ne s'embête guère, il trouve toujours un moyen de se nuire. C'est ainsi qu'il tue le temps. 4.Les gens pressés, en fait, c'est le temps qu'ils pressent, compressent, dispersent et ils s'étonnent un... [Lire la suite]
27 septembre 2014

COMME UNE ORANGE NOIRE

COMME UNE ORANGE NOIRE 1."Françoise est charmante, mais elle a souvent des idées saugrenues."(Raymond Jean, "La Lectrice") J'adore cette phrase aux allures d'exemple de grammaire. 2.Chaque jour nous apporte la nouvelle de notre mort, à laquelle nous prêtons plus ou moins attention. 3.Chacun est pour soi un ennemi assez obscur pour s'en aveugler. 4."L'idée a cheminé en moi."(Raymond Jean, "La Lectrice") Que les idées puissent cheminer comme pélerins de Compostelle m'amuse. 5.Ou alors, elles creusent leurs galeries en nous, les... [Lire la suite]
23 août 2014

PETITS PATAPONS

PETITS PATAPONS 1.En français, quelqu'un de carré ne tourne pas en rond, mais il tourne rond, sauf quand il est rond et qu'il voit double. 2.Ne cherchez jamais à justifier votre sphinx, il vous en voudrait. 3.A la vue du spectre, mon sang se retira au fond du couloir; ce qui m'éloigna. 4.Des fois, quand on prend conscience qu'on a un rival dans sa pomme, on en veut à son miroir. 5.Le max de syllabes qu'il lançait de sa voix forte... Voltige !  L'attraper au vol, la saisir, toute cette foutue rhétorique... Vertige ! 6.Y en a... [Lire la suite]
22 août 2014

SYMPTÔMES

SYMPTÔMES 1.L'accumulation des objets est un symptôme du capitalisme. Les objets tiennent lieu de monnaie, et, comme elle, les objets se dévaluent ou prennent de la valeur. 2.Le capitalisme nous fait vivre dans le mythe de la caverne d'Ali Baba, et la technocratie dans le mythe de la lampe d'Aladin. 2.Le discours politique met à l'épreuve l'efficacité des rhétoriques. C'est le plus habile dans l'babil qui finit par remporter la mise. 3.En démocratie, le discours politique n'a pas pour objet de faire obéir, mais de rappeler à la... [Lire la suite]