13 juillet 2013

JE PENSE A VOUS

JE PENSE A VOUSBrefs sur des miettes picorées dans Les Fleurs du mal, de Baudelaire. 1."je pense à vous" Je suis tout à mes pensées jePense c'est que je n'y suis plusA vos trucs et machins je Vous le dis en vérité je n'y suis plus, na. 2."deux grands yeux noirs" Deux grandes mirettes à m'y noyer si ces deuxGrands flacons à reflets s'élargissant ces deuxYeux se remplissaient d'eau et queNoirs ils se faisaient à donf tout black. 3."sous tout soleil" Sous toute luminance sousTout gaz brûlant en boule sous toutSoleil des fois je... [Lire la suite]

05 juillet 2013

AGATHERIES

AGATHERIESEn scrutant Agatha Christie, traduit par Juliette Pary, Le Secret de Chimneys, Club des Masques n°218. 1."que je ne pouvais pas ne pas l'être" (p.108) En français, nous sommes ce que nous ne pouvons pas ne pas être. C'est ainsi que l'un d'entre nous débarrassa la table et finit par dire : je pense que ne puis pas ne pas être, et tant que j'y suis, j'essuie. 2."la tragédie nocturne" (p.109) Entre deux comédies diurnes une tragédie nocturne ou entre deux tragédie diurnes une comédie nocturne ou entre deux tragédies diurnes... [Lire la suite]
03 juillet 2013

RIEN DE CE QUI EST HUMAIN ETC ETC

RIEN DE CE QUI EST HUMAIN ETC ETCCitations et bribes de Baudelaire, sur lesquelles je sessionne complaisamment. 1."Leurs yeux, d'où" Leurs yeux, leurs grandsYeux, des corps y défilentD'où tombent parfois des têtes tranchées. Note : Drôle de chose que les yeux. Ils divisent le réel en autant de regards. Ils prouvent qu'il y a des autres, qu'ils sont là les autres, les corps des autres, les corps qui défilent et puis qui tombent, et alors les yeux, les yeux qui s'ouvrent dans la terre, gobent leurs têtes coupées, à ces corps qui... [Lire la suite]
03 février 2013

CELA M'EST NECESSAIRE

CELA M'EST NECESSAIREDe quelques bribes de La nuit remue, de Henri Michaux. "Quant aux livres, ils me harassent par-dessus tout. Je ne laisse pas un mot dans son sens ni même dans sa forme.  Je l'attrape et, après quelques efforts, je le déracine et le détourne définitivement du troupeau de l'auteur.  Dans un chapitre vous avez tout de suite des milliers de phrases et il faut que je les sabote toutes. Cela m'est nécessaire."(Henri Michaux, Une vie de chien). 1." des créations mentales" : Les créations mentales doivent être... [Lire la suite]
03 février 2013

BIEN RECORDS

BIEN RECORDSDe quelques bribes du Pantagruel de Rabelais. 1."bauffrer" : dévorer, bâfrer,  s'en mettre goulûment plein la lampe, goulaffrer ; moi, quand je fus môme, j'aimais bien me goulaffrer de gauffres, et de crêpes aussi ;  c'est ce dont je me recorde car il m'arrive d'être assez bien records. Vous me direz que ça vous fait une belle alouette, mais sachez qu'être bien records, c'est avoir bonne mémoire, et n'est-ce point qu'en anglais un enregistrement se dit "a record" ou est-ce que je suis pas assez bien records pour... [Lire la suite]
03 février 2013

D'UN OEIL MEFIANT

D'UN OEIL MEFIANTDe quelques bribes de "La nuit remue", de Henri Michaux. "Voici déjà un certain temps que je m'observe sans rien dire, d'un oeil méfiant."(Henri Michaux, Le Honteux interne) 1."Roue, ne m'écrase pas."- je vais me gêner, tiens ! 2. "C'étaient des loups." : d'où ce goût de poil que j'ai encore dans la bouche. 3."Et ils prirent encore mes éclairs." : Je passe mon temps à refaire des éclairs que les hommes me piquent ; prométhée, j'vous jure, c'est pas un métier ! 4."Carcasse, où est ta place ici" : L'écho de... [Lire la suite]

02 février 2013

SUR CHAQUE CHOSE

SUR CHAQUE CHOSEDe quelques bribes des Poésies d'Henri Thomas. "Voici les jours où j'aperçois sur chaque chosela marque obscure du prochain délabrement"(Henri Thomas, Sésame) 1. "le moteur fonce dans la nuit" : il court après son tigre. 2. "le carnet reste dans la boue" : du coup, pour l'appeler, la fille de la véranda, ça va pas être facile, surtout qu'à tous les coups, c'est encore un présent de narration, ça ; le carnet, il est même plus dans la boue, il est retourné au néant, et vous, vous mangez des frites, en buvant une... [Lire la suite]
01 février 2013

DES NOSTALGIES DE NOSTALGIES

DES NOSTALGIES DE NOSTALGIESDe quelques bribes de Jules Laforgue tirées des Complaintes et des "premiers poèmes". - un ciel pluvieux (ça mouille, faut prendre un parapluie ; ça fait poétique du nord aussi, genre ciel pluvieux dans des carreaux sales.)- une lune vagabonde (je me demande s'il y a eu un groupe de rock genre électrique à la Hendrix qui a jamais eu l'idée d'écrire un morceau bien énervé planant dont le titre serait Gypsy Moon.) - des mondes errants (ça va bien avec la lune vagabonde : des mondes errants sous des lunes... [Lire la suite]
24 janvier 2013

ENCORE LES YEUX OUVERTS SOUS CE CIEL

ENCORE LES YEUX OUVERTS SOUS CE CIEL De quelques bribes du "Théâtre complet de Sophocle", traduit par Robert Pignarre, Garnier Flammarion n°18. 1."aux lâches le soin de t'approuver" : Tchak ! ça c'est envoyé ! C'est que la vie demande du courage, je le sais, qu'j'ai peur d'un verre d'eau. 2."maintenant que la chance te sourit" : Ah ! le sourire de la chance dans un joli visage qui se dissipe soudain, voilé, floué, perdu. 3."Il m'en coûte" : Nous passons notre temps dans ce il m'en coûte. Exister coûte, et les dieux ne rasent pas... [Lire la suite]
24 janvier 2013

AVEC LA VITESSE DE L'ECLAIR

AVEC LA VITESSE DE L'ECLAIR De quelques bribes tirées de Les Chants de Maldoror, de Lautréamont. 1."avec la vitesse de l'éclair": c'est ainsi qu'on foudroie, ou qu'on se ramasse. 2."Si vous trouvez un pou dans votre route", c'est que votre chemin est chevelu. 3."aux suggestions de mon caractère" : cet autre en nous qui, si on n'arrive pas à le discipliner, n'arrête pas de nous mettre des bâtons dans les roues. 4."Je serai pour toi un frère" : C'est le genre de choses qu'on écrit. 5."Il a voulu devenir un objet" : étrange chose !... [Lire la suite]