07 mars 2017

& POURQUOI MACHIN PLUTÔT QUE PAS MACHIN ?

& POURQUOI MACHIN PLUTÔT QUE PAS MACHIN ?   Le réel est plein de choses qui commutent Le plein s't'un nombre si long qon dirait bien qu'i ressemble à de l'infini en tout   cas i vertige la caboche à chaque instant le réel est plein de choses qui commutent que donc aucun instant ne ressemble à çui   qui le précède ni à çui qui lui succède & une fois passé chaque instant constitue 1 ensemble de choses qui bougent plus sinon   ça voudrait dire que le passé grouille et le passé c'est du mort... [Lire la suite]

29 décembre 2014

COUDRE DE FEUILLES MORTES

COUDRE DE FEUILLES MORTES1.La claire voix presque enfantine de Pascale Ogier dans "Les Nuits de la pleine lune" d'Eric Rohmer.2.Jolie réplique du personnage interprété par Belmondo dans "Itinéraire d'un enfant gâté" : "Difficile de s'amuser, quand on a de la mémoire".3.Des fois, Lelouch, dans ses films, on dirait qu'il teste ses acteurs, et il me semble qu'ainsi il en arrive à tester ses spectateurs, et même que des fois c'est fatiguant et un rien gnangnan.4.Y a des gens, je les soupçonne de passer leur vie à s'entourer d'autres, à... [Lire la suite]
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06 décembre 2014

AUTRE CHOSE QUE LE TEMPS

AUTRE CHOSE QUE LE TEMPS   1.On croit bannir de sa mémoire ce que l'on a soigneusement placé dans le labyrinthe.   2.Le passé, ce puzzle, notre présent.   3.Exister, avoir un entretien avec le réel, plus ou moins long, plus ou moins vain, plus ou moins nourri d'un argumentaire illusoire.   4.Comme on pense à son chien on songe à la mort.   5.Vois comme il pleut; ne vois-tu pas dans tout ce gris un peu de sang ?   6.Et des chevaux plus légers que neige qui tombeEt plus foudroyants qu'un... [Lire la suite]
28 octobre 2014

SEE-SAW QU'ELLE ME RÉPONDIT

SEE-SAW QU'ELLE ME RÉPONDIT 1."Je vis cette faucheuse. Elle était dans son champ."(Victor Hugo, "Mors") 2."Je vis cette faucheuse. Elle était dans son champ."Je lui dis bonjour; elle me répondit "See-saw".Du lointain nous vinrent des échos de fanfare. 3."Et le char vaporeux de la reine des ombres"(Lamartine, "L'isolement") 4.Et la pluie laissa ses miroirs dans la rue vide"Et le char vaporeux de la reine des ombres"S'avança tiré par les chevaux de la brume. 5."L'ascenseur portait un roilourd fragile autonomeil coupa son grand... [Lire la suite]
26 août 2014

C'EST SANS DOUTE

C'EST SANS DOUTE 1.Chaque jour qui passe, et dans chaque jour qui passe, chaque regard qui le renvoie à son espace si étriqué, si plein de son insuffisance, qu'il va finir par avoir envie de crever des yeux. 2.J'y pensais fréquemment à cette heure si belleOù les poulets tombaient tout rôtis des aisselles De Dieu. 3.C'est en barque qu'il regagna le centre-villePuis poursuivit à pied ses rames indocilesQui, loin, si loin, sans lui, continuaient son chemin. 4.Il n'est pas bon de rester devant moi quand je me suis tant poussé à bout... [Lire la suite]
24 juin 2014

PARFOIS Y A COMME QUE J'PRESSENS

PARFOIS Y A COMME QUE J'PRESSENS 1.A mon avis, un de ces jours, quelque géant intersidéral - un de ces ogres que nous appelons dieu - flanquera sur la terre un coup d'insecticide, et c'en sera fini du grouillement humain. 2.Peut-être que pour ceux d'ailleurs, pour ceux de l'espace, les entités agressives et perspicaces, c'est nous. 3.Peut-être que dans une classification établie par des savants d'un autre monde, l'humain n'est pas autre chose qu'une forme supérieure d'insecte. 4.Le temps ternit notre éclat, et nous sommes de moins... [Lire la suite]

24 février 2014

UNE OMBRE AU ROYAUME DU BORGNE

UNE OMBRE AU ROYAUME DU BORGNE 1.Le temps vole, c'est-à-dire qu'il me vole. 2.Et quand, à force d'être tournés et retournés dans la farine des phrases, les mots nous manqueraient, nous jouerions des syllabes comme d'une guitare. 3.Alice, bien sûr, a élu sa hantise dans les pianos de Satie, de Ravel, de Debussy. 4.Il n'y a pas l'être rien, puis l'être vif, puis l'être mort; il y a l'être vif et l'être mort. Nous sommes les chats de la boîte, tant que, bien sûr, les mots "chat" et "boîte" peuvent être prononcés. 5.Nos jeux sont... [Lire la suite]
15 février 2014

UN CULTE AUSSI SECRET

UN CULTE AUSSI SECRET 1.Tiré de René Char: "Dépêchons-nous d'oeuvrer ensemble"; "converger l'un vers l'autre"; "inexplicablement à l'hostile" ("Feuillets d'Hypnos", 196) 2.Imaginé pour une bande dessinée d'héroïc-fantasy : "Dépêchons nos corps à la relève des âmes" dit le chevalier levant son épée. 3.Le rôle de l'armée, savoir dépêcher des corps à la relève des âmes. 4.Converger vers un but commun suppose de passer par ces chemins parallèles où l'un tente de rejoindre l'autre. 5.Je pense assez que beaucoup d'entre nous vivent... [Lire la suite]
25 décembre 2013

COGITO ERGO SCRIPTO

COGITO ERGO SCRIPTO 1.Je n'avais pas remarqué que le nom Irma Vep (de quelle nuit blanche me revient-elle ?) était l'anagramme de "vampire". 2.Des fois, l'épouvantail de la neurasthénie qui s'agite, comme au vent. 3.Ai lavé un verre; ai fait rentrer le chat trempé. Tous deux sèchent. 4.Une tartine de Saint-Moret; je pense aux sardines en boîte que l'on écrase; je pense au mélange beurre-Saint-Moret-sardines. 5.Lavé une louche; je pense au Diable, et à Descartes, qui tant vit clair et qui, m'a-t-on-dit, ne tombait amoureux que de... [Lire la suite]
01 juin 2013

VERS LA RIDE ET LES GRIMACES

VERS LA RIDE ET LES GRIMACES 1."Elle me trouvait trop drôle !... J'en aurais pleuré !..."(Céline, Le Pont de Londres) Elle me fascina ravioliMe tarabusta du couteau de ses lèvresTrouvait pas assez de désosser les corbeauxTrop qu'elle brillait la miretteDrôle de fille la jeteuse de puitsJ'en fus fasciné j'enAurais bouffé du feuPleuré des trèfles des as des piques. 2."Et les ouvrent grands comme des soucoupes"(Serge Gainsbourg, Les millionnaires) Et, l'oreille aiguisée,Les murs, ils les éventrent, et ces ventres, ils lesOuvrent,... [Lire la suite]
Posté par patricehouzeau à 03:17 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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