21 mai 2017

L'ESPOIR J'VOUS DIS ÇA VAUT PAS LES CHICONS AU GRATIN

L'ESPOIR J'VOUS DIS ÇA VAUT PAS LES CHICONS AU GRATIN1.« D'Espoir, et que vous en dirais ?C'est un beau bailleur de paroles ;Il ne parle qu'en parabolesDont un grand livre j'écrirais. »(Charles d'Orléans, « Et que vous en dirais ? »)Comme Charles, duc d'Orléans, d'Espoir, je préfère n'en rien dire que l'espoir i n'fait souvent qu'à nous machiner des carabistoules.D'ailleurs Charles i dit que « beau bailleur de paroles » qu'il est, l'Espoir, que je sais pas s'il est beau mais il n'est pas... [Lire la suite]

16 mai 2017

LEBLANC AVEC DES BOUTS D'FATRASIES

LEBLANC AVEC DES BOUTS D'FATRASIES   1. « Des objets s'en vont, d'autres arrivent. » (Maurice Leblanc, « L'Aiguille creuse »)   Incessant va-et-vient, le réel. Tout troué d'autoroutes à objets, de routes où les choses vont avec leurs gens.   Je me souviens qu'au milieu d'un article de philosophie du genre écriture grise soudainement l'expression « trouer le temps » me sauta à la.   2. Le krautrock à longues séquences bidulées en boucle m'est souvent tombé des oreilles. Mais... [Lire la suite]
15 mai 2017

DES FOIS EN LISANT DE LA POESIE JE MUGIS

DES FOIS EN LISANT DE LA POESIE JE MUGIS J'aurais bien intitulé ces quelques brefs « guillevicuicuis » mais j'ose pas qu'on va encore dire que je respecte rien. 1. « Ce soir non plus Pas de prière à faire A la figure sans visage. » (Guillevic, « Soir »)   Y a des soirs on fait plus la prière depuis longtemps. Les jours ont usé les prières. Ce sont avec d'autres seigneurs qu'il faut compter.   « figures sans visage » : des masques, dessous qu'il y a t-il ? Le néant... [Lire la suite]
14 mai 2017

COMME DE LA NOSTALGIE DE C'QU'ON N'A PAS VÉCU

COMME DE LA NOSTALGIE DE C'QU'ON N'A PAS VÉCU   1. J'aimais bien les souples livres de Simenon des kiosques des gares qu'on voyait dessus des voies ferrées des ports des rues d'on ne sait.   Quan je prenais le train, j'aimai bien me plonger dans l'atmosphère des livres à Simenon; y avait come du clair dans les pages à grisaille.   Cé bizarre cette impression de poésie qu'elle fait la prose à Simenon que ça vous fait come de la nostalgie de vies qu'on n'a pas vécues.   Cé bizarre cete impression de clarté... [Lire la suite]