05 juillet 2013

GONG ! GONG !

GONG ! GONG ! 1."Et, la nuit, il fallait entendre les coups de pattes des chameaux quand ils essayaient de franchir les écluses, gong ! gong ! sur le métal et les madriers !"(Henri Michaux, Intervention) Et la nuit, de ses noyaux fleurissent des fantasmesIl fallait toujours que j'écoute me fallaitEntendre les coups de pattes des bêtesDes chameaux car comme le narrateur à MichauxChameaux je lâchais parfois dans le décorQuand ils essayaient les chameauxDe franchir s'obstinant aux obstaclesLes écluses par exemple Gong ! que ça... [Lire la suite]
Posté par patricehouzeau à 21:46 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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05 juillet 2013

FANFARE D'LA VOIX ETRANGE

FANFARE D'LA VOIX ETRANGEPour piano vif, tambour persistant, et violon dodo. 1."Ses purs ongles très haut dédiant leur onyx,L'Angoisse, ce minuit, soutient, lampadophore,Maint rêve vespéral brûlé par le PhénixQue ne recueille pas de cinéraire amphore."(Mallarmé, Sonnet en yx) Ses purs ongles très longs - c'est une griffueSes purs ongles très longs - aux lèvres rouge sangSes purs ongles très longs - et à l'oeil noirDédiant très haut - c'est une sorcière à un rituelTrés haut qu'elle lève ses longs bras et d'ses onglesLeur onyx nix nix... [Lire la suite]
04 juillet 2013

ET DU LOUP Y EN A PLUS

ET DU LOUP Y EN A PLUS "Le Loup vient et s'assied, les deux jambes dresséesPar leurs ongles crochus dans le sable enfoncées.Il s'est jugé perdu, puisqu'il était surpris,Sa retraite coupée et tous ses chemins pris.Alors, il a saisi, dans sa gueule brûlante,Du chien le plus hardi la gorge pantelanteEt n'a pas desserré ses mâchoires de fer"(Alfred de Vigny, La mort du Loup) Le Loup comme d'hab' se pointe au bar de la plageVient et s'assied et commande un croque-monsieurLes deux jambes croisées et l'allure nobleDressées ses oreilles... [Lire la suite]
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04 juillet 2013

JE N'IRAI PAS A SANTIAGO

JE N'IRAI PAS A SANTIAGO 1."Assassiné par le ciel,entre les formes qui vont vers le serpentet les formes qui cherchent le cristal,je laisserai pousser mes cheveux."(Federico Garcia Lorca, traduit par Pierre Darmangeat, Retour de promenade in "Poète à New-York") Assassiné après tout ça pourrait arriverAssassiné par un perdu de passage ouAssassiné par une égarée si ça se trouve ouPar le ciel assassiné genre foudroyéEntre les formes des arbresQui vont vers - déjà je les entends sifflerQui vont vers le serpent, ondulent comme duSerpent... [Lire la suite]
03 juillet 2013

DU RENARD ET DE SES RAISINS

DU RENARD ET ET DE SES RAISINS "Certain renard gascon, d'autres disent normand,Mourant presque de faim, vit au haut d'une treille        Des raisins mûrs apparemment        Et couverts d'une peau vermeille.Le galant en eût fait volontiers son repas ;        Mais, comme il n'y pouvait atteindre :"Ils sont trop verts, dit-il, et bons pour les goujats."         Fit-il pas mieux que de se plaindre... [Lire la suite]
03 juillet 2013

TOUT N'ETAIT QUE PEUT-ÊTRE

TOUT N'ETAIT QUE PEUT-ÊTRE 1."Une lune terne transparaissait derrière un ciel déversant une neige maigre, malmenée par le vent."(Gérard Demarcq-Morin, Le Sceptre de Pharaon, Editions du Géant, 2010, p.206). Une lune terne - j'aurais pas pensé à l'épithète terneTerne convient j'aurais mis morne ou torve ou pauvreTerne donc le caillou à rêveries, marraine cabosse quiTransparaissait - la lune, maigre téton des foisDerrière un ciel vous mettez d'abord la lune Derrière un ciel sombre que vous intercalezDéversant ce ciel secouez le un peu... [Lire la suite]

03 juillet 2013

LA SI BELLE CORSAGE ET RAGOUGNASSES

LA SI BELLE CORSAGE ET RAGOUGNASSES "Comme on se tapait d'immenses parcours avec l'idiot et la si belle, j'ai traversé toute la campagne de Rochester et par tous les temps..."(Céline, Mort à crédit, folio n°1692, p.251) Comme on voyagea tant pérégrinaOn se tapait du lieu du trou du bout du boutD'immenses parcours des boucles tours et détoursAvec l'idiot le perdrions-nous ?Et la si belle avec ses grands yeux et ses petits piedsLa si belle grands yeux et petits pieds suffisent à laSi belle déjà que si on écrit petits yeux et grands... [Lire la suite]
02 juillet 2013

ET PROFONDE ET PARTOUT

ET PROFONDE ET PARTOUT "Peu de gens réfléchissent comme il y a de l'eau, et profonde et partout."(Henri Michaux, Encore un malheureux) Peu de gens - ça fait pas fouleRéfléchissent - eh oh le prétentieux qui dit quePeu de gens réfléchissent, et qu'il en est, tiens, de cesPeu de gens, ces happy few de la comprenette quiRéfléchissent comme l'eau quiRéfléchissent comme les miroirsComme il y a de l'eau, - ô monde humideComme il y a de l'eau - que d'eau ! que d'eau !Comme il disait l'autre "Que d'eau ! Que d'eau !"Et profonde, que dedans... [Lire la suite]
02 juillet 2013

TOI QUE TOI QUI TOI OU ?

TOI QUE TOI QUI TOI OU ? 1."Toi que je ne sais où atteindre et qui ne liras pas ce livre"(Henri Michaux, Amours) Toi que toi qui toi où ?Je ne sais plus toi où tu es rendueOù tu es passée mademoiselle ailleursOù atteindre ce toi qui n'a pas voulu attendreEt qui n'a plus d'yeux maintenant TuNe liras pas ce livre d'ailleurs il n'existe pas. 2."mais maintenant ils deviennent filants"(Henri Michaux, Persécution) Mais maintenant - il y a, quel que soit le maintenant, unMais, un mais persistant, un mais, mais mes ennemis, unIls sont là... [Lire la suite]
01 juillet 2013

UN OEIL DANS UNE LARME

UN OEIL DANS UNE LARMEFantaisie en lisant Tristesses de la lune, de Baudelaire. Ce soir - le soir,  il y a du bleu, et de La lune, laquelle est un caillou, un caillou quiRêve, comme c'est curieux...Avec plus de paresse - paresseux en plus, le caillou,Ainsi qu'une beauté - un beau caillou donc, cercle lissesur de nombreux coussins - nuages, nuées, nébulositésQui d'une main distraite - oups ! le verre a chu !Et légère - des fois elle s'envole... Caresse, et des fois elle revient...Avant de s'endormir - au dodo ma jolieLe contour... [Lire la suite]