04 mai 2016

JEANNE A DADA ET PUIS ZUT ALORS

JEANNE A DADA ET PUIS ZUT ALORS1.« Ah ! Comprendre le monde cette fois, ou jamais ! »(Henri Michaux, « Le portrait de A. »)Plutôt jamais qu'on l'comprend le monde, ou alors éclair révélateur, épiphanie, soudaine grâce, eurêka ultime - en revient-on au moins ?2.Je me demande combien de fois dans sa vie un quidam tout ce qu'il y a de plus quidam peut se dire :  « Ah ! cette fois, ou jamais ! »3.Je me demande ce qu'un œil qui passerait la vitesse de la lumière verrait. J'saurai... [Lire la suite]

01 mai 2016

COMME SI DE RIEN N'ÉTAIT OU ALORS

COMME SI DE RIEN N'ÉTAIT OU ALORS   1. « Toute rue est une caverne » (Raymond Queneau, « Une facilité de pensée »)   Si « toute rue est une caverne », c'est que les villes sont des ensembles de cavernes, et sont donc creusées dans quelque montagne invisible.   2. « Il a su pratiquer de si rusés détours » (Corneille, « L'illusion comique », II, 8 [Lyse])   La ruse est l'art du détour, ne serait-ce que parce que la ligne droite est le plus court chemin du... [Lire la suite]
01 mai 2016

INTRA-LUNAIRES

INTRA-LUNAIRES   1. Des fois y a du fou dans l'air du non-dit dans l'désir du trouble-raison du mêle-cœur.   2. Dans le temps y a nos gueules nos goulafreries nos féroces et puis nos dents tombent.   3. Plus un mot. Pas un rot. On entendrait une sardine soupirer dans sa boîte.   4. Face à la faux faut êt' fou pour s'fendre la poire.   5. « Un enfant pleure une radio crie » (Raymond Queneau, « Acoustique »)   Radio crie, télé beugle, baffles gueulent, coups... [Lire la suite]
30 avril 2016

SIX STUPIDES SONNETS (D'CLOWN)

SIX STUPIDES SONNETS (D'CLOWN)SONNET D'LA PORTE A DENTSLa porte la porte la porte la porteS'ouvre derrière la porte une ombreLa porte la porte la porte la porteS'ouvre sur une ombre qui balbutie.La porte la porte la porte la porteS'ouvre en grinçant des dents cettePorte a des dents c'est curieux queCette porte c'est qu'elle mordante.La porte la porte la porte la porteDerrière la porte y a plein de cousCoupés de jambes coupées y a du morLa porte la porte la porte la porteJe la prends puis je m'enfuis assezLoin qu'la porte ne puisse... [Lire la suite]
27 avril 2016

PIS QU'ON GLOUSSE ET QU'ON S'ENFONCE

PIS QU'ON GLOUSSE ET QU'ON S'ENFONCE1.« Arrêtez de me faire rire ! Quand je ris, je glousse et quand je glousse, je m'enfonce ! »(Zidrou, « The End by Richard Badhead and Benn Mc Zid », in Spirou n°4071 [Le sergent Chesterfield])Y en a des billes d'clown pour vous faire rire tout d'même quand même qu'on glousse, qu'on glousse, pis qu'on s'enfonce.2.Jim Morrison à propos du cinéma : « to create an intermittent other world », un monde d'apparitions.3.« Les mouches d'aujourd'hui ne sont... [Lire la suite]
21 avril 2016

ART DE L'ANTIDOTE

ART DE L'ANTIDOTE   1. « Ils dansent en sorte que la danse de leur danse tourne sur elle-même »(Jacques Darras, « Les Gilles de Binche »)   Ainsi tournent et dansent les gouvernements, croyant avancer, progresser pour finalement retomber dans les mêmes cycles, cercles, milieux.   2. Sans doute, l'horizon de toute phrase est-il politique, économique, ontologique.   3. La passion politique a moins affaire avec le singulier qu'avec l'être ensemble qui n'est jamais si beau que lorsque... [Lire la suite]

21 avril 2016

MOI JE EST UN AUTRE HAÏSSABLE

MOI JE EST UN AUTRE HAÏSSABLE   1. Dans la « Rue Chose », telle que l'a vue Queneau, il y a « trois estafilottes » de Père Noël (aurait-il pu préciser).   2. « La tour squelettique », de Queneau, tend à prouver que pour arriver au crâne faut s'escalader le tibia ; avoir du chou demande de l'os.   3. Dans la « Rue Chose », telle que l'a vue Queneau, il y a « trois escarbeilles », et qui pirquent (aurait-il pu préciser).   4. « Affreux... [Lire la suite]
17 avril 2016

BOUFFON ET SUR CE BOUFFON

BOUFFON ET SUR CE BOUFFON   1. Je n'en doute plus je suis hanté J'aurais pas dû tant jaffer d'ce Pâté aux spectres C'est comme un Os flou qui dans mes osselets le   2. Promène le chien de mon âme en laisse Les gondoles Cet effort pour échapper A la spectralité quelle hantise alors   3. A pousser du hou hou dans le couloir Pis que la lune pointe au carreau sa Tête de cheval cauchemar yeux blancs   4. « à cette table près de la fenêtre qui donne sur la façade de » (Michel Butor,... [Lire la suite]
17 avril 2016

SEUL LE VIF VOIT LE VIF

SEUL LE VIF VOIT LE VIF1.« La sottise ne plaît qu'alors qu'elle est nouvelle »(Corneille, « L'illusion comique », III, 3 [Géronte])Étrange lucarne et nouvelles sottises... épatance... joyeuse consternation… et nostalgie à la r'venance des vieilles lunes chantantes.2.« Cadédiou ! ce coquin a marché dans mon ombre »(Corneille, « L'illusion comique » III, 9 [Matamore])On y marche galope dans l'ombre d'un quelqu'un, que nous  ignorons autant que le fin mot de l'énigme… Qu'il se retourne,... [Lire la suite]
11 avril 2016

JEU D'BILLES ET BILLES DE CLOWN

JEU D'BILLES ET BILLES DE CLOWN1.« des apartés avec mon squelette » écrit Cioran ; discuter l'bout d'gras ? qu'la chair est triste hélas ? tous les livres lus ? Vieille branche Vieillerie à fantasque à conte Vieil os va Sceptique lucide comme une géométrie ou comme une mélancolie.2.« La dent de ton Erard, râtelier osanore,Et scie et broie à cru, sous son tic-tac nerveux »(Tristan Corbière, « A une demoiselle »)« Tic-tac nerveux » horloge piano débitant petites demoiselles... [Lire la suite]