08 novembre 2014

QUAND JE M'ENNUIE JE FAIS DU BRUIT

QUAND JE M'ENNUIE JE FAIS DU BRUIT 1.L'expression "s'inscrire en faux" révèle assez la nature profonde de nos vérités. 2.Une multitude de masques ne font pas un moi. Ce ne sont que les pièces d'un puzzle sans sujet. 3.L'Histoire, ce puits d'où il ne sort que des vertiges, est avant tout l'histoire d'un puzzle qui n'en finit pas. 4."Jamais il n'a été moi."(Simenon à propos de Maigret, entretien avec Bernard Pivot, novembre 1981) 5.Le christ et le diable se sont disputés l'humain avec un tel acharnement que le coup de la croix, ça,... [Lire la suite]

07 novembre 2013

8 AMUSETTES EN SI PUIS AUTRE CHOSE

8 AMUSETTES EN SI PUIS AUTRE CHOSE 1.Si je n'existais pas, il faudrait que je m'invente. 2.Si en enfonçant votre couteau dans votre viande, elle se met à miauler, c'est qu'on vous fait passer du chat pour du lapin. 3.Si en vous penchant l'un vers l'autre, vous avez soudain l'irrépressible envie de la mordre, c'est que vous avez été récemment vampirisé, ou qu'elle tout à fait appétissante comme saucisse. 4.Si, de leur propre chef, vos sourcils se lèvent de surprise, faites donc un peu attention à ce que vous dites. 5.Si des yeux... [Lire la suite]
21 octobre 2013

SANS APPEL

SANS APPEL " - A mon avis, il est pire qu'il n'en a l'air. J'en suis sûre. Il conduit une voiture de course."(Agatha Christie traduit par Claire Durivaux, A l'hôtel Bertram, Club des Masques n°104, p.180 [Miss Marple])Les italiques qui suivent sont tirés de la même traduction. 1."Elle rentra dans l'hôtel, mais personne ne la vit cependant que tous la croisèrent et même la traversèrent. 2."Elvira ? Mais pourquoi ?" dit-elle tout en se saisissant d'un alligator dont elle arracha vivement une patte, avant d'en tamponner le coquillard... [Lire la suite]
19 octobre 2013

DU GRATOUILLIS D'REVENANT

DU GRATOUILLIS D'REVENANT 1."bras - ce qui me fit grand plaisir - et nous"(Gaston Leroux, Le Parfum de la Dame en noir, Le Livre de Poche policier n°587, p.196) Les bras, ça peut donner du plaisir donc, et du nous, du réuni. 2."Chose extraordinaire, il n'y avait personne"(Gaston Leroux, op. cit., p.245) C'est donc qu'il y a d'habitude du monde, tant de monde, que l'ordinaire du monde, c'est lui-même. 3."troublé, inquiet, effaré, visiblement; il essayait"(Gaston Leroux, op. cit., p.285) On voit bien le rapport, souligné par... [Lire la suite]
09 août 2013

SANS OUVRIR LE BONHOMME

SANS OUVRIR LE BONHOMME 1. Nous n'abandonnons pas facilement. Nous nous accrochons aux promesses de l'être comme le mourant qui fait ouvrir sa fenêtre : "C'est drôle, est-ce pas : les mourantsFont toujours ouvrir leur fenêtre,Jaloux de leur part de printemps !"(Tristan Corbière, Un jeune qui s'en va) 2."Serait-il mort de chic, de boire, ou de phtisie ?...Ou, peut-être, après tout : de rien...... [Lire la suite]
18 juin 2013

C'EST-A-DIRE QUE LE REEL

C'EST-A-DIRE QUE LE REELFantaisies spéculatives en parcourant Le réel et son double, de Clément Rosset, folio essais n°220. 1."simple écorce du réel"(Clément Rosset, Le réel et son double, p.71) Simple le réel et pas si simple, uneEcorce, quel citron ! etDu réel plein le citron on en a, duRéel, c'est-à-dire du c'est-à-dire. 2."la série de tous les instants passés dans le seul instant présent"(Le réel et son double, p.83) La suite des choses, laSérie des choses,De toutes les choses, de Tous les possibles, de tousLes... [Lire la suite]

23 avril 2013

JALOUSIE DES DIEUX

JALOUSIE DES DIEUX Pierres en lisant Humain, trop humain de Nietzsche. 1.Pas même un bon élève, la foudre bonnet d'âne. 2.Au compte, dettes et bénéfices, encaissés néant. 3.Dans la nature la plus solitaire, à parcourir le loup. 4.Racine en nous, jusqu'à en vomir les feuillages. 5.Pour nous sans intérêt, la plus grande partie du monde, avec dedans notre mise sauve. 6.Le paradoxe, serpent monstre dans l'océan, tête pensante. 7.Arriver, c'est échapper au labyrinthe. 8.La mort délie les labyrinthes comme nous dénouons nos lacets.... [Lire la suite]
24 janvier 2013

ENCORE LES YEUX OUVERTS SOUS CE CIEL

ENCORE LES YEUX OUVERTS SOUS CE CIEL De quelques bribes du "Théâtre complet de Sophocle", traduit par Robert Pignarre, Garnier Flammarion n°18. 1."aux lâches le soin de t'approuver" : Tchak ! ça c'est envoyé ! C'est que la vie demande du courage, je le sais, qu'j'ai peur d'un verre d'eau. 2."maintenant que la chance te sourit" : Ah ! le sourire de la chance dans un joli visage qui se dissipe soudain, voilé, floué, perdu. 3."Il m'en coûte" : Nous passons notre temps dans ce il m'en coûte. Exister coûte, et les dieux ne rasent pas... [Lire la suite]
01 décembre 2012

EN FAIT

EN FAIT 1.Les faits sont têtus en ce qu'ils défient le faire. 2.Si les philosophes actuels se disent "de gauche" - en tout cas, pour beaucoup d'entre eux - c'est qu'ils s'en tiennent au "deux et deux sont quatre, Sganarelle, et quatre et quatre sont huit" du Dom Juan de Molière, et qu'ils refusent d'admettre que, dans la vie réelle, deux et deux font cinq - ou trois - selon que l'on gagne ou perde de l'argent. S'en tenant à ce fait, ils en tirent la conclusion que le capitalisme est injuste. La belle affaire ! Evidemment que oui.... [Lire la suite]
30 novembre 2012

DE LA PRAESENTIA DANS UN PASSAGE DES ABÎMES

DE LA PRAESENTIA DANS UN PASSAGE DES ABÎMESNotes sur la première page du chapitre XXXVIII du livre Abîmes, de Pascal Quignard. Les citations sont entre guillemets. Pour leur exactitude, on se référera à l'édition de poche "folio n°4138", p.121. Pour la citation extraite d'Une saison en enfer, d'Arthur Rimbaud, on se référera à l'édition Poésie/Gallimard. 1.Le chapitre XXXVIII commence par l'aveu de l'incompréhension soudaine du présent ("Vint le jour où je cessai de comprendre le présent.") Par définition, le présent nous échappe. Il... [Lire la suite]