11 juillet 2015

DROLATISMES EN JUILLET

DROLATISMES EN JUILLET   1. En allemand, « Die Kühe kommen vom Brunnen », mais « Die Kinder kommen aus der Schule », sinon les vaches seraient trempées comme des soupes.   2. « et toutes les femmes vêtues de blanc sont dévorées par les portes cochères » (Roland Boyez, « Le temps le lieu »)   3. Que les portes cochères dévorassent, cela ne m'étonne pas. Quant à l’œil-de-bœuf, franchement, je lui trouve un drôle d'air louche.   4. « J'aurais jamais cru que je... [Lire la suite]

11 juillet 2015

LA BALLADE DE BATAVIA ET DES BALS DU ROI QU'ÇA

LA BALLADE DE BATAVIA ET DES BALS DU ROI QU'ÇA (pour piano armonté, accompagnateur musclé et baryténor expressif)   1. « A rebours se tisse le bal osseux » (Paul Alexandre Dehaudt, « Fusés »)   2. Ah reuh ah reuh ah reuh ça recommence toujours comme ça (rheu… je fume trop!)   3. Ah reuh ah reuh ah reuh dis-je à rebours à rebours bour bour et ratatam (c'est ainsi qu'ça continue)   4. A rebours se tisse se métisse se mélisse ah Mélissa métissée épicée d'une chanson (la mise en... [Lire la suite]
03 juillet 2015

ET POURQUOI PAS UN SIGNE DE CROIX

ET POURQUOI PAS UN SIGNE DE CROIX 1.«Voilà, l'homme vit d'espoir et il meurt de chagrin. »(Alexandre Vialatte)2.Il est rare de voir des éléphants traverser le ciel en se racontant des histoires drôles. A vrai dire, cela n'arrive jamais. Les chasseurs d'ivoire, sans doute.3.« ils restent drôles ces pantins d'osencore en marchehésitant devant un escalierun bus garé un peu loin du trottoir »(Antoine Emaz, « Fin I (30.I.99))4.Et d'Antoine Emaz, ces « pantins d'os encore en marche » qui hésitent... [Lire la suite]
02 juillet 2015

TOUT EN VERVE ET EN OS

TOUT EN VERVE ET EN OS   1. Nous longeâmes les allées des roses portant des masques de velours noir et qui, dit-on, mordaient au sang les poignets imprudents.   2. La longue bottine noire à la jambe fine se saisit du pistolet et abattit aussitôt un œil dur. La prisonnière pourrait s'enfuir.   3. Le cheval ayant servi son cœur au repas des blasons, en conséquence, il y aurait une horloge de moins au château.   4. Dans l'art du piano tel que l'ont développé Satie, Ravel et Debussy, chaque note joue son... [Lire la suite]
01 juillet 2015

AUJOURD'HUI ZUT LIT UN SONNET DE JULES LAFORGUE

AUJOURD'HUI ZUT LIT UN SONNET DE JULES LAFORGUE   1. Zut mélancolise que tout l'ennuie, dans l'aujourd'hui d'alors et le présent de la page.   2. Zut s'enquiquine ferme, à en baver du néant, oui, mais tout de même, elle a un rideau.   3. Zut zieute le ciel aussi rayé qu'un vieux disque d'été, rayé de gris et de pluie, un vrai zèbre triste.   4. Zut se dit que la brume, c'est rien qu'une ramoneuse qui revient du boulot.   5. Zut se dit que les flaques, si elles avaient des yeux, elles verraient... [Lire la suite]
26 juin 2015

TAKE A RUNNING JUMP ET AUTRES ŒUFFERIES

TAKE A RUNNING JUMP ET AUTRES ŒUFFERIES 1. « Quand je suis tout de feu, d'où vous vient cette glace ? » (Racine, « Phèdre », V,1, v.1374 [Hippolyte]) 2. Le feu renard plein de rage dévoreur des horizons Et la glace où se jette l'incendie de ta chevelure. 3. Les chansons, ces trous de serrure par où l'infini a l'air de vouloir passer du côté d'nous autres. 4. Que les ténèbres nous dicteraient le dit des ombres à nos oreilles la nuit quand nous croyons rêver. 5. J'aime les chansons nez d'clown, et... [Lire la suite]

30 mars 2015

AGITER SON OMBRE

AGITER SON OMBRE 1.Des fantômes… des fantômes… ça n'existe pas, les fantômes… ça se contente d'être… 2.Les fantômes, ça n'existe pas, à part dans les histoires fantastiques et les tribunaux. 3.Aller demander la main de quelqu'un et recevoir une paire de gifles, ça doit être ça qu'on appelle l'ironie. 4.Entendu dans un épisode de la série Barnaby : « Suivez votre nez, et la petite rose vous trouverez. » Moi, quand je suis mon nez, en général, je me retrouve devant un steak-frites. 5.« ce peu de matière qu'elle... [Lire la suite]
24 mars 2015

QUE ÇA VOUS A

QUE ÇA VOUS A Puis v'là qu'ça vientV'là qu'ça vientInvisiblePuis qu'ça vous tueQu'ça vous tueL'oeil terrible L’œil terribleQue ça vous aQui vous suit pas à pasVous vous dites c'est pas possibleJ'suis une cibleJ'suis une cibleOu quoi ? Puis vl'à qu'ça s'envenimeQu'ça s'envenimeQu'ça vous empoisonneC't'un coup de chienZêtes plus rienQu'une pauv' pomme. Pourquoi donc qu'elle est partieQu'elle vous a laissé blanquetteDe veau sur la banquettePourquoi donc qu'elle est partieEt vous dites pourquoi j'suis commeÇa moi comme ça moi... [Lire la suite]
22 mars 2015

MYSTERE A CHAQUE PAS

MYSTERE A CHAQUE PASEn lisant « Malpertuis » de Jean Ray, édition de poche J'ai Lu n°1677. 1.Les sons qui traversent les pages : p.65, des pas qui s'éteignent.Les images découpées qui hantent les pages : p.64, « les bras nus de ma sœur, levés en un geste final de noyée. » 2.Réécouté ce matin « Riders On The Storm », des Doors, fluidité de l'énigme, prémonition des orages, l'une des plus belles et l'une des plus étranges chansons que je connaisse. 3.Discrétion humoristique du narrateur qui, à... [Lire la suite]
21 mars 2015

LE MASQUE LE COMEDIEN LE REVENANT

LE MASQUE LE COMEDIEN LE REVENANTEn lisant « Malpertuis » de Jean Ray, édition de poche J'ai Lu n°1677. 1.Le récit fantastique, une contamination de la diachronie par une multiplication de synchronies. Ce sont morts qui frappent. 2.Les synchronies fantastiques ; elles ont déjà tissé la toile dans laquelle la diachronie de notre réel se prend à son propre piège. 3.Le réel, une infinie partie de go où la diachronie heureuse et les synchronies dramatiques composent des territoires de plus en plus intriqués. 4.p.52.... [Lire la suite]