10 mars 2017

TROIS PIECES NEURASTHÉNIQUES (ET DEPENDANCES)

TROIS PIECES NEURASTHÉNIQUES (ET DEPENDANCES)1. De la neurasthénie.2. Du s de saxophone et du serpent.3. Du chat du commissaire et de Polichinelle.1.Le plus dur c'est de tenir le rythme de sa vie pas se laisser bouffer parsoi-même qu'on a des dents pour ça &qu'on neurasthénise pis qu'on laissele gnome à ses nerfs nous bouffer lemoral qu'on l'a noir cafard araignéeMoi j'me dis des fois c'est pas vraides bourreaux cachés dans les chosesqu'il y a c'est pas possib' fantômeset agaceries pour nous ronger & nousfaire suer & nous... [Lire la suite]

23 octobre 2016

J'AVOUE JE ME VOUE A CE VOEU N'EST-CE POINT VEAU

J'AVOUE JE ME VOUE A CE VOEU N'EST-CE POINT VEAU   1. « Si j'étais la feuille que roule L'aile tournoyante du vent » (Victor Hugo, « Vœu »)   Des fois y en a i disent « si j'étais la feuille que roule » qu'à mon avis i doivent se prendre pour une clope les zigotos   Mais pas pour Victor Hugo qui a tant écrit des fois même ça finit par faire rire tout ça qu'il alignait totor qu'il se prenait pour Hugo non.   Non pour Hugo c'te feuille c'est la feuille que l'automne décroche... [Lire la suite]
28 février 2016

PIS RÊVASSEUR

PIS RÊVASSEUR   1.Route : reprise qu'un jour y en a plus, ni route, ni nous. 2.Livre : celui du « devoir » (Rimbaud) vu, lu, su, jeté, retrouvé dit-on, bien plus tard, après le passage de la comète. 3.Lui là, l'homme aux vers nouveaux… les sifflait-elle, son araignée, ces chansons au fil du chemin bizarres assez pour fasciner  ? 4.Lueurs : paupières, brillances, cristal jeté, ville, couleurs en miettes, place du théâtre, illuminations. 5.Rêve : mauvais qu'on en a le goût des fois, jument... [Lire la suite]
06 février 2016

LUI LÀ MOI

LUI LÀ MOI 1.« Dès que je rentrais, il fallait que je la visse et que je la maniasse. »(Maupassant, « La Chevelure ») Dès que, j'suis plein de dèsQue de départs avortés de dès queJe sans faute et puis nada de dès que jeRentrais chez moi oui AlorsIl fallait mon âme l'invisible en moiFallait que je l'examinasse de conscienceQue j'en détaillasse les mensonges queJe lui questionnasse la péripétie que je dans tous les sensLa retournasse et c'te vivace feignasse grognasse luiVisse toutes les promesses non tenues Et il... [Lire la suite]
08 novembre 2015

DES FOIS QU'ON ASPIRE AU SILENCE

DES FOIS QU'ON ASPIRE AU SILENCE1.Des fois qu'on aspire au silence, au silence « en noir » des horloges d'un poème de Verhaeren, piqueté silence, tic-tac tranquille de la bibliothèque, en noir silence, contre les autres silence, contre le bruit que vous faites silence, toutes les fureurs lointaines silence, tout nouveau tourment silence, tout œil chargé de reproches silence, toute foudre des sourcils silence – ah tiens, c'est rigolo, ce « truc gras en forme de poulet », que j'entends dans un épisode de... [Lire la suite]
26 juin 2015

TAKE A RUNNING JUMP ET AUTRES ŒUFFERIES

TAKE A RUNNING JUMP ET AUTRES ŒUFFERIES 1. « Quand je suis tout de feu, d'où vous vient cette glace ? » (Racine, « Phèdre », V,1, v.1374 [Hippolyte]) 2. Le feu renard plein de rage dévoreur des horizons Et la glace où se jette l'incendie de ta chevelure. 3. Les chansons, ces trous de serrure par où l'infini a l'air de vouloir passer du côté d'nous autres. 4. Que les ténèbres nous dicteraient le dit des ombres à nos oreilles la nuit quand nous croyons rêver. 5. J'aime les chansons nez d'clown, et... [Lire la suite]

10 mai 2015

TROIS CONTREVERS DONT UN SUR UN SONGE DE SAUCE

L'ECRITURE C'EST-Y BÊTE   L'écriture c'est-y bête d'y perdre tant d'temps Bête puéril pourtant je ne suce plus mon pouce depuis A trop faire l'ange oui quoi ses ailes y a plus nulle Plume dessus Plume Plume Plume font les jolies Qui font les chœurs elles sont jolies comme des Vous ai-je dit que j'aime regarder des films quand je Grignote ma cervelle et puis La vie passe la vie passe la Vie passe à travers ma carcasse.   CONCENTRATION VERTICALE   « Concentration verticale : elle réunit des... [Lire la suite]
14 juin 2014

SANS AUCUNE PREUVE CERTAINE

SANS AUCUNE PREUVE CERTAINE 1.On ne se voit que tel qu'on se pense. Berlue identitaire. 2."histoire de causer pour ne pas me taire"(San-Antonio/Frédéric Dard, "Baise-ball à La Baule") Oui qu'nous causons pour ne pas nous taire; pour nous consoler du silence et du froid qui guettent l'être, nous faisons bruisser nos syllabes comme si c'étaient les ailes du Phénix. 3."tellement qu'ils sont encore plus moches et haïssables, tous, sous leurs pébroques et leurs impers."(San-Antonio/Frédéric Dard, "Baise-ball à La Baule") 4.La... [Lire la suite]
02 mai 2014

PAYS DE LUNE

PAYS DE LUNE "Ce ne fut qu'au pays de Lune et sur les ailes d'un griffonqu'on lui apporta la raison."(Max Jacob, "La Folie de Roland", Derniers poèmes, Poésie/Gallimard) 1.Nos bibliothèques regorgent de passé, de l'épique des romans de chevalerie aux plaines grises des pages qu'on ne lit pas. 2.Le  passé s'exprime par sa littérature; il peut donc dire vrai; il peut aussi mentir. 3.Le présent de narration tend au présent de vérité générale : ce roman ne peut conter que ce qu'il conte, la plus belle fille du monde ne peut... [Lire la suite]
11 mars 2014

POUR N'ÊTRE QU'UNE OMBRE

POUR N'ÊTRE QU'UNE OMBRE 1.Tiré d'Apollinaire: "Sous la lune leurs ombres"; "J'écoutais cette nuit"; "Et le bruit éternel d'un fleuve" (cf "Le Voyageur"). 2.Je reluquai sous la lune qu'elles filaient leurs ombres... rapides de plus en plus... à croire qu'les fantômes des choses étaient gênés par mon oeil. 3.J'écoute des fois la nuit crisser le grain d'une crécelle à verse. 4.Ce son continu qui sous-tend le réel, ce son dans lequel nous baignons, quel en est le fleuve ? 5.Tiré d'Apollinaire: "Automne malade et adoré"; "Et que... [Lire la suite]