18 août 2015

EN BOUCLE FERMEE DANS L'ESPACE-TEMPS

EN BOUCLE FERMÉE DANS L'ESPACE-TEMPS   1. Neutrinos et antineutrinos, chats et antichats, anges et antianges, infinis et antiinfinis, et puis et antipuis.   2. En politique, les ultras se nourrissent d'antis, et les naïfs de promesses.   3. La conscience comme anti-infini ? L'épée qui pourfend le fantôme que le guerrier suscite.   4. Des fois que j'écrirais certains d'mes brefs et que j'croirais entendre rire le Diable, quelque part dans la langue.   5. Ce n'est pas le Diable qui rit quand... [Lire la suite]

10 mai 2015

TROIS CONTREVERS DONT UN SUR UN SONGE DE SAUCE

L'ECRITURE C'EST-Y BÊTE   L'écriture c'est-y bête d'y perdre tant d'temps Bête puéril pourtant je ne suce plus mon pouce depuis A trop faire l'ange oui quoi ses ailes y a plus nulle Plume dessus Plume Plume Plume font les jolies Qui font les chœurs elles sont jolies comme des Vous ai-je dit que j'aime regarder des films quand je Grignote ma cervelle et puis La vie passe la vie passe la Vie passe à travers ma carcasse.   CONCENTRATION VERTICALE   « Concentration verticale : elle réunit des... [Lire la suite]
22 août 2014

QU'UNE SEULE RACE

QU'UNE SEULE RACE 1.Allons au restau bouffer des animaux et contempler nos contemporains. 2.Je roule placidement une cigarette pendant que dans le vent passent des électrophones. 3.Y a des loups partout y a des loupsOn croit qu'c'est des chats mais non carC'est des loups partout c'est des loups. 4.Quand on est au dessous de tout, on voit forcé les choses par en dessous, cul par-dessus tête, quoi ! Ce qui vous relativise l'idéal. 5.Pour de vrai, dis, l'humanisme, c'est du quand bien même consterné. 6.Allons voir sur l'autre... [Lire la suite]
13 mars 2014

LA VERITE EST-ELLE UNE QUESTION D'ELEGANCE ?

LA VERITE EST-ELLE UNE QUESTION D'ELEGANCE 1.Des fois, il me pousse un nez de clown qu'on aurait tort de prendre au tragique. 2.Tiré d'Apollinaire: "jusqu'à chacun de mes yeux"; "Les cadavres de mes jours"; "Et les roses de l'électricité"; "jardin de la mémoire". 3."Jusqu'à chacun de mes yeux" - ceux que je n'ai pas perdus, ceux qui me visitent encore. 4.Les yeux qui me visitent encore ont certainement besoin de lunettes; ils me voient de moins en moins. 5.Le problème du cadavre des jours, c'est pour les enterrer. Il y a bien les... [Lire la suite]
23 février 2014

ETRE DU BOND

ETRE DU BOND 1.Tiré de René Char: "Etre du bond"; "n'est entièrement défini"; "n'est pas souverain". (cf "Feuillets d'Hypnos" in Fureur et mystère, Poésie/Gallimard). 2.L'humain tend plus à "être du bond" qu'à la grisaille des terrasses. 3.Aucun des masques que le bref emploie n'est entièrement défini. Le bref ne cesse de coudre son métier. 4.Je ne suis mon souverain que par l'autre. Ma liberté se définit dans son attente. 5.Fixer des vertiges... Encore un truc qu'on ne peut faire qu'avec les clous du paradoxe. 6.Dans le... [Lire la suite]
25 décembre 2013

COGITO ERGO SCRIPTO

COGITO ERGO SCRIPTO 1.Je n'avais pas remarqué que le nom Irma Vep (de quelle nuit blanche me revient-elle ?) était l'anagramme de "vampire". 2.Des fois, l'épouvantail de la neurasthénie qui s'agite, comme au vent. 3.Ai lavé un verre; ai fait rentrer le chat trempé. Tous deux sèchent. 4.Une tartine de Saint-Moret; je pense aux sardines en boîte que l'on écrase; je pense au mélange beurre-Saint-Moret-sardines. 5.Lavé une louche; je pense au Diable, et à Descartes, qui tant vit clair et qui, m'a-t-on-dit, ne tombait amoureux que de... [Lire la suite]

31 octobre 2013

PIS QUE COUAC COUIC

PIS QUE COUAC COUIC 1.J'aurais voulu écrire "L'Assassin habite au 421" J'aurais voulu écrire "L'Assassin habite au 421"Mais ma plume a mangé ma mainC'est marrant comme la musique est répétitiveDevenue rayée comme un disque d'époque Dans It Smells Like Teen SpiritA quoi qu'il pensait l'homme de ménageMais peut-être que je déménageQue ma plume a mangé aussi mon esprit Vous me direz quel oeuf et quelle pouleTant et tant qu'il pleut coquilles et écaillesEt des verres à pied et des squelettes à chevalLes poètes parlent de la nature... [Lire la suite]
30 octobre 2013

QUAND J'AI FAIT MA P'TITE CRISE

QUAND J'AI FAIT MA P'TITE CRISE 1.Si vous voulez partir faites-vous pousser Si vous voulez partir faites-vous pousserUn doute qui m'accable est-ce bien le bonCable qui me relie à la machine Si vous voulezPartir je vous en revends Partir je vous en revendsJe ne sais pour qui saxe ce saxophoneJ'ai longtemps pensé un serpent dedansC'est que la tête à Méduse a roulé sur le zinc C'est que la tête à Méduse a roulé sur le zincMa maison est dans l'espaceUn autre va me la prendre elleEt son fantôme que ferai-je Et sans fantôme que... [Lire la suite]
06 octobre 2013

MES DERNIERS MOTS OUAH OUAH

MES DERNIERS MOTS OUAH OUAH 1.Quel prétentieux que l'écrivain qui, sur un ton très humaniste, évoque l'humilité des humains ! Quelle imposture ! 2.Les villes sont tellement racailleuses que le plus sot des fonctionnaires passe aisément pour un chef d'oeuvre d'humanité et de probité. 3.Je me demande ce que font les autres font tandis que j'écris ?- Ils vivent, mon cher Houzeau, ils vivent, et ne pensent pas à vous.- Encore heureux. Ils me mépriseraient.- Ou vous jalouseraient.- Ils seraient bien bêtes. 4.Ce que nous apprenons : à... [Lire la suite]
07 août 2013

ET SI L'ON Y METTAIT DE LA COMETE

ET SI L'ON Y METTAIT DE LA COMETEDe quelques vers tirés des Derniers poèmes en vers et en prose de l'essentiel Max Jacob (Poésie/Gallimard). "Dans l'étroite langueur de l'horizon fermé j'écoute le rauque corbeau, le geai précipité dont l'aboiement strident halète : c'est une comète de cris."(Max Jacob, Dans le brouillard) 1."Un homme, homme perdu au milieu des arbres."(Max Jacob, "Mystique", in Derniers poèmes) Un bredouillant, un balbutiant, un désirant,Homme plein de silence Homme plein d'ombresPerdu l'homme dans tous ces êtres... [Lire la suite]