02 avril 2016

BRIC A BRAC SOUS LA LUNE

BRIC A BRAC SOUS LA LUNE1.« Avec quelques couleurs qu'on ait peint ma fierté,Croit-on que dans ses flancs un monstre m'ait porté ? »(Racine, « Phèdre », II, 2 [Hippolyte])Evoquer, c'est brosser un portrait – on parle en couleurs, comme on peint, comme on représente – parler de quelqu'un, c'est créer un personnage pour la comédie du monde.Il n'est pas si étonnant qu'un monstre puisse « dans ses flancs » porter un humain ; cela arrive tous les jours, et il y a plus de fils de monstres que l'on... [Lire la suite]

15 décembre 2013

SEPARATION DU SONNET ET AUTRES EPARS

SEPARATION DU SONNET ET AUTRES EPARS 1. La fenêtre roule ses clopes de givreDont les cendres étincellent sur le sol 2.SolEn jaillit la girafe aux flammes, les flammesAllongeant leur cou vers les ponts lointains. 3.L'oeil à la fenêtre a cessé de fumer;Il ne dissipe pas le visage blanc; 4.Visage blanc,Boule de lune, pâte à pain, four à cielSous lequel se poursuivent les ponts lointains. 5.Quel est ce saxophone qui vient jeterSa blonde aux pavillons oui quel saxophone ? 6.Puisqu'ici nul ne joue et y a pas d'oreillesSaxophone... [Lire la suite]
17 novembre 2013

AH TIENS

AH TIENS 1."Que diras-tu ce soir, pauvre âme solitaire"(Baudelaire, "Que diras-tu...") Je dirai - ah tiens, je vais me faire des frites. 2."Le vin sait revêtir le plus sordide bouge"(Baudelaire, Le Poison) Que l'on ôte le "revêtir" et le "bouge", et l'on a : "Le vin sait revêtir le plus sordide". Certes, parfois, il est vrai. 3."Et ton corps se penche et s'allonge"(Baudelaire, Le Serpent qui danse) Et parfois je suis plein de et, et, et, et, comme si j'avais l'âme bégayée, et qu'j'étais enchaîné au "et". 4."Je ne sais quoi... [Lire la suite]