12 janvier 2017

AUTRES BREFS QU'IL FAIT FROID TOUJOURS

AUTRES BREFS QU'IL FAIT FROID TOUJOURS   1. Soudain il se retira entraînant avec lui tout le réel qui se débina dans tous les sens et le monde ne fut plus que chaos.   Que des fois on entend « This Town Ai'nt Big Enough For Both Of Us » des Sparks qu'on se sent tout l'réel là nous frissonner dessus la peau.   Moi je me dis que l'anglo/américain du rock, ça doit être quelque chose comme la langue des fantômes familiers qui se fichent d'ma pomme.   2. Le train s'arrêta prit une bière et repartit.... [Lire la suite]

02 octobre 2016

DANS LES PLIS D'LA PEAU DES MIROIRS

DANS LES PLIS D'LA PEAU DES MIROIRS   1. Rien elle se consacre à ses chats rien sinon oh bin elle assassine bien un peu deci-delà mais sinon rien ses chats c'est tout rien.   2. Elle se consacre à ses charmes elle était très jolie y a longtemps qu'elle cherche maintenant ses charmes dans les plis d'peau des miroirs.   3. Les jeunes filles ça va à la fontaine qu'un beau jour on les retrouve plus qu'la fontaine les a assassinées.   4. Des fois dans les films d'orreur y ades bocau avec des tetes coupées... [Lire la suite]
27 septembre 2015

UN DÉBUT DE CHAIPAKOI ET QUELQUES VIVACITÉS PEU AMÈNES

UN DÉBUT DE CHAIPAKOI ET QUELQUES VIVACITÉS PEU AMÈNES1.Tous sont contents. On boit du blanc. On mange boudin blanc, raisin blanc. On s'engouffre de gaufres.2.Tous sont contents quand tacaclop tacaclop (et pis t'attrapes le crabe) arrive le chval d'la mort, le dada macabre. Qui qui lui a ouvert ?3.En outre (tombe), i cause, i parle, i jacte, ce chval, en angliche et en fransswais, mais d'abord il s'avale une dose de chval et de whisky.4.Tous sont blancs maintenant, blancs de blancs, aussi blancs que raisin blanc, boudin blanc,... [Lire la suite]
08 mars 2015

DE QUELLE LANGUE

DE QUELLE LANGUE 1.« A tempestuous noise of thunder and lightning heard. »(Shakespeare, « La Tempête » I,1, didascalie) « noise of thunder » : visite des éclairs ; au bout de leurs fils électriques, les masques blancs des visiteuses du ciel. 2.« Tend to th' master's whistle »(Shakespeare, « La Tempête » I,1, [Boatswain]) « whistle » : sifflet, le rappel strident au réel ; fin du jeu, c'est que je joue, nous jouons, tandis qu'il y a l'feu au bal. ... [Lire la suite]
31 janvier 2015

CE QU'ON TROUVE DANS UNE CHANSON D'APRES-MIDI

CE QU'ON TROUVE DANS UNE CHANSON D'APRES-MIDI1.« Quoique tes sourcils méchantsTe donnent un air étrange Qui n'est pas celui d'un ange,Sorcière aux yeux alléchants,»(Baudelaire, « Chanson d'après-midi »)2.Une jeune fille avec des sourcils méchants, et qui me regarde tandis qu'elle n'existe pas.3.Un air étrange joué par une flûte et que l'on entend parfois la nuit quand la lune lâche ses tigres silencieux.4.Que voit-on dans les « yeux alléchants » de la sorcière ? - Brûler son cœur – si, si, regardez bien,... [Lire la suite]
22 août 2014

SYMPTÔMES

SYMPTÔMES 1.L'accumulation des objets est un symptôme du capitalisme. Les objets tiennent lieu de monnaie, et, comme elle, les objets se dévaluent ou prennent de la valeur. 2.Le capitalisme nous fait vivre dans le mythe de la caverne d'Ali Baba, et la technocratie dans le mythe de la lampe d'Aladin. 2.Le discours politique met à l'épreuve l'efficacité des rhétoriques. C'est le plus habile dans l'babil qui finit par remporter la mise. 3.En démocratie, le discours politique n'a pas pour objet de faire obéir, mais de rappeler à la... [Lire la suite]
12 février 2014

COMME DIABLE EN BOÎTE

COMME DIABLE EN BOÎTE 1.Je suis bien trop poli pour confondre les êtres avec les choses, et des fois, je me dis que j'ai tort. 2.Tiré de René Char: "Nous n'appartenons à personne"; "sinon au point d'or"; "cette lampe inconnue de nous" (cf Feuillets d'Hypnos, 5) 3."Nous n'appartenons à personne", et pourtant nous n'avons pas le sentiment d'être si libres. 4.Le but de la plupart de nos actes est, consciemment ou pas, de limiter notre propre liberté. 5."Nous n'appartenons à personne": Nous n'appar l'être nous y tenons quand même, à... [Lire la suite]
14 juin 2013

BOCAL DE FRETILLANTS PEUT-ÊTRES

BOCAL DE FRETILLANTS PEUT-ÊTREScf Federico Garcia Lorca, Poésies III, traduit par Belamich, Darmangeat, Couffon, Sesé, Poésie/Gallimard n°30. 1."Mon coeur aurait la forme d'un souliersi chaque village avait une sirène."(Garcia Lorca, Lune et panorama des insectes) Je ne sais pas si le fait d'avoir un coeur en forme de soulier permettrait de marcher plus vite, de courir plus vite, d'aller plus vite, vers l'écaille de la sirène de chaque village, celle qui chante en secret des vers qui tous commencent par peut-être. 2."Sang qui... [Lire la suite]