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24 mars 2012

CESAR ETAIT TROP VIEIL

CESAR ETAIT TROP VIEIL "César était trop vieil, ce me semble, pour aller s'amuser à conquérir le monde. Cet amusement était bon à Auguste ou à Alexandre ; c'étaient des jeunes gens, qu'il est difficile d'arrêter; mais César devait être plus mûr." (Pascal,...
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25 mars 2012

UNUS QUISQUE SIBI DEUM FINGIT

UNUS QUISQUE SIBI DEUM FINGIT "Unus quisque sibi Deum fingit. Le dégoût." (Pascal, Pensées, édition Brunschicg 258) 1. Note de bas de page: "Chacun se fabrique un Dieu". 2. A chacun son dieu, comme à chacun son dû peut-être. Les humains, on dirait qu'ils...
22 mars 2012

DEUX APHORISMES DE FRANZ KAFKA

APRES, PLUS DE RETOUR 1. Publication récente (septembre 2011) : les Aphorismes de Franz Kafka en édition bilingue. Ce qui est, le bilingue, toujours intéressant - et dans le cas des grands auteurs, c'est même essentiel - de pouvoir les lire dans la langue...
18 août 2008

AH LES FAUSSAIRES !

AH LES FAUSSAIRES ! (A propos du grotesque appel en faveur de Philippe Val) Un détail me chiffonnait quant à la très instructive affaire Siné-Val (où l’on voit le petit Paris des gens qui croient que l’on s’intéresse réellement à ce qu’ils disent régler...
4 mai 2012

LES OMBRES COMME LES PROIES

LES OMBRES COMME LES PROIES "Ô vous, comme un qui boite au loin, Chagrins et Joies, Toi, coeur saignant d'hier qui flambes aujourd'hui, C'est vrai pourtant que c'est fini, que tout a fui De nos sens, aussi bien les ombres que les proies." (Verlaine, Sagesse,...
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30 avril 2012

LA MORT DE C'T'HOMME MÊME QUI S'APPELOT ARTHUR

LA MORT DE C'T'HOMME MÊME QUI S'APPELOT ARTHUR Regardez c't'homme il a des douleurs La main sur le coeur il chancelle Ah Vite vite vite faut qu'on le secoure Et qu'on l'entoure de soins sinon au Cimetière on lui portera des fleurs. Le quasi mouru se remémore...
26 avril 2012

ME FAIT LE PLUS PEUR C'EST LE RIEN

ME FAIT LE PLUS PEUR C'EST LE RIEN "Ce qui dans la mort me fait le plus peur, c'est le rien." (Philippe Guillerme, Ce qui dans la mort..., in Vagabondages, N°47, avril 1983, p.87) C'est le paradoxe de la mort que le rien Qui nous attend nous fasse peur...
25 avril 2012

DE LA NECESSITE DU COUTEAU

DE LA NECESSITE DU COUTEAU 1. S'il pleuvait des couteaux, ce serait bien pratique. On pourrait plus facilement trancher dans le vif du sujet. 2. En bon pseudo-chrétien, ou crypto-catholique, ou superstitieux, ou respectueux des usages, ou bon fils, j'ai...
25 avril 2012

N'OUBLIONS PAS QUE JE SUIS CYNIQUE

N'OUBLIONS PAS QUE JE SUIS CYNIQUE 1. Paraphrasant, détournant même le Kierkegaard du Traité du désespoir, je dirais assez facilement qu'il est réconfortant que nous ayons assez d'imagination pour désespérer du possible. 2. "Le Christ, évidemment..."...
25 avril 2012

LOOK AT THE STARS

LOOK AT THE STARS "Look at the stars ! look, look up at the skies ! O look at all the fire-folk sitting in the air ! The bright boroughs, the circle-citadels there !" (Gerard Manley Hopkins, The Starlight Night) "Regardez les étoiles ! Là-haut regardez,...
10 juin 2012

DERNIER REGARD

DERNIER REGARD "Dans les vallées de la Clidame et de la Tialle on appelait "dernier adieu" un regard." (Pascal Quignard, Les Ombres errantes, folio n°4078, p.99) De la profondeur dans ce regard vu comme un "dernier adieu". Nous sommes une infinité de...
24 avril 2012

CE QUI DONNE A REFLECHIR QUOI

CE QUI DONNE A REFLECHIR QUOI Notes prises une anthologie de Gerard Manley Hopkins à la main, bilingue, (traduction de Pierre Leyris, Seuil, collection "Points") et en songeant que si dérision n'est pas raison, elle n'est pas non plus déraison. 1. J'applaudis...
25 juin 2012

LE BLUES DU CRAPAUD

TRISTAN CORBIERE (1845-1875) LES AMOURS JAUNES (1873) LE CRAPAUD Un chant dans une nuit sans air... La lune plaque en métal clair Les découpures du vert sombre. ... Un chant ; comme un écho, tout vif Enterré, là, sous le massif... - ça se tait : Viens,...
25 juin 2012

LE PARESSEUX DE SAINT-AMANT

MARC-ANTOINE GIRARD SIEUR DE SAINT-AMANT (1594-1661) LE PARESSEUX Accablé de paresse et de mélancolie, Je rêve dans un lit où je suis fagoté, Comme un lièvre sans os qui dort dans un pâté, Ou comme un Don Quichotte en sa morne folie. Là, sans me soucier...
22 juin 2012

DE PLUS EN PLUS OS

DE PLUS EN PLUS OS En feuilletant la livraison de l'été 1996 de la revue Poésie 1/ Vagabondages (n°6, "dossier : le voyage, l'ailleurs"). J'aime bien cette humilité du narrateur dans le célèbre "Toi qui pâlis au nom de Vancouver", de Marcel Thiry : "Sans...
20 juin 2012

ELLE A PASSE LA JEUNE FILLE

ELLE A PASSE LA JEUNE FILLE (En feuilletant le numéro 47 de la revue Vagabondages, "La France en poésie" avril 1983). 1. "grande demeure sous tes côtes" (Béatrice Kad, Je flambe dans les cheveux) Est-ce donc du coeur que cause ici la poétesse ? Si c'est...
12 juin 2012

LE CHAT DANS LA LANTERNE

LE CHAT DANS LA LANTERNE Notes sur le poème Le Falot (Pièce III du Livre II, "Le vieux Paris", du Gaspard de la Nuit d'Aloysius Bertrand) L'édition utilisée est celle du Livre de Poche n°16103, établie et annotée par Jean-Luc Steinmetz. 1. "Le masque...
10 juin 2012

UNE POIGNEE DE SONS

UNE POIGNEE DE SONS Je lis cette phrase de Rimbaud Dans Une saison en enfer cette Phrase Sur toute joie pour l'é trangler j'ai fait le bond sou rd de la bête féroce (Incipit) C'est ainsi qu'avec le réel on Se fâche qu'on a envie de tuer Le réel çui-là...
9 mai 2015

ET DEVANT LA TELE JE FIS POUAH !

ET DEVANT LA TELE JE FIS POUAH ! Ai suivi huit jours durant les informations en continu de BFMTV, I télé, LCP : que m'en reste-t-il ? Du dégoût. Du dégoût devant ce flot de violences, de manipulations, d'hypocrisies, de bonne conscience, de massacres,...
23 juin 2012

SPECTRAL DEJA

SPECTRAL DEJA "Ici, au milieu de vous, comme une apparition divine, Au-devant de laquelle je m'élance pour en être frôlé" (Valéry Larbaud, Les Poésies d'A.O. Barnabooth, "l'innommable"). Il y a dans le poème L'innommable de Valéry Larbaud un drôle d'aller...
27 mai 2012

C'EST UN VIEIL OS DE MOUTON

C'EST UN VIEIL OS DE MOUTON (Notes sur Gaston Leroux, Le Mystère de la chambre jaune) 1. "Il [Joseph Rouletabille] s'était introduit, presque malgré moi, dans notre compartiment et j'aime mieux dire tout de suite que ses manières et sa désinvolture et...
26 mai 2012

FAUTE DE PAROLE ON MEURT SANS CONFESSION

FAUTE DE PAROLE, ON MEURT SANS CONFESSION 1. "La Fortuna mis tiempos ha mordido" (Francesco de Quevedo y Villegas) Que la Fortune puisse mordre les temps, les années, les mois les heures, les lieux, les visages comme s'ils étaient de simples biscuits,...
29 avril 2012

EN ECOUTANT LE PASSEPIED

EN ECOUTANT LE PASSEPIED Ecrit en écoutant le Passepied de la Suite bergamasque de Claude Debussy. Comme cela sied bien à Colette, ce piano qui sautille et mélancolise un brin, et s'enjoue. 1. "Par les baies ouvertes la pluie entra comme ils s'apaisaient,...
18 juin 2012

COMME UN OS DE MAMMOUTH

COMME UN OS DE MAMMOUTH En feuilletant le Robert illustré d'aujourd'hui en couleur. 1.Ellipse : désigne l'omission volontaire d'un ou plusieurs mots dans un énoncé, afin d'aller plus vite, d'être moins lourd, de sous-entendre avec intelligence. L'ellipse...
17 juin 2012

PATATES ET CAILLOUX

PATATES ET CAILLOUX "Non, non ; pas un caillou qui ne rêve un ménage, Pas un soir qui ne pleure : encore un aujourd'hui ! Pas un Moi qui n'écume aux barreaux de sa cage Et n'épluche ses jours en filaments d'ennui." (Jules Laforgue, L'Imitation de Notre-Dame...
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