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15 octobre 2008

DE L'INFINI DU SENS

DE L'INFINI DU SENS "Ceci veut dire finalement que le propre du visible est d'avoir une doublure d'invisible au sens strict, qu'il rend présent comme une certaine absence." (Maurice Merleau-Ponty, L'Oeil et l'Esprit, chapitre 4, folioplus philosophie,...
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16 mars 2008

LES RESCAPES

LES RESCAPES Ce fut à l’aube du sixième jour que le directeur décida de se rendre à la bibliothèque et de traverser la ville en flammes. Il mit son costume le moins défraîchi. Cela faisait longtemps maintenant que les institutions n’accordaient plus guère...
22 mars 2008

NI AUX FORCES DE LA MORT

NI AUX FORCES DE LA MORT (Notes sur trois citations tirées de l’anthologie Une voix, « Choix, traduction de l’anglais et présentation par Clotilde Castagné-Véziès", Orphée/La Différence, 1997) Avec humour, ce titre d’un poème de Louis MacNeice, in Une...
5 avril 2008

NOUS SOMMES AUX IMAGES

NOUS SOMMES AUX IMAGES (trois remarques sur « L’Oeil et l’Esprit » de Maurice Merleau-Ponty) 1) page 21 : « Lumière, éclairage, ombres, reflets, couleur, tous ces objets de la recherche ne sont pas tout à fait des êtres réels : ils n’ont, comme les fantômes,...
26 mars 2008

GENEALOGIE DU POEME

GENEALOGIE DU POEME Notes sur le proême Drame de l’expression de Francis Ponge in Le parti pris des choses suivi de Proêmes, Poésie/Gallimard, p.125) "Mes pensées les plus chères sont étrangères au monde, si peu que je les exprime lui paraissent étranges....
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22 mars 2008

POP POP POP MUSIC

POP POP POP MUSIC J’aime la pop music on m’en voudra On ne m’en voudra pas comme ça que C’est bien sûr je sais bien que la Pop c’est une industrie d’ailleurs Dans les années 70 on l’avait même Appliqué à la dance music le virus Du taylorisme et les bassistes...
7 avril 2008

REPETITION DES DEIUX PENDUS

REPETITION DES DIEUX PENDUS Que le fou accorde enfin sa guitare Qui nous chante le vent du nord qui Nous soûle de ses miroirs à hiboux. La pluie est pleine de dieux pendus Et dégringole dégringole dégringole Sur les pays noirs et blancs sur de Vieilles...
20 mars 2008

AU CARREFOUR

AU CARREFOUR "Au carrefour où nulle fleur sinon la rose Des vents mais sans épine n'a fleuri l'hiver Merlin guettait la vie et l'éternelle cause Qui fait mourir et puis renaître l'univers" (Guillaume Apollinaire, Merlin et la vieille femme in Alcools,...
9 avril 2008

CHATS

CHATS « Des grands sphinx allongés au fond des solitudes » (Baudelaire, Les Chats) Des seigneurs sans partage de Grands seigneurs griffus aussi Sphinx que la plus sphinge des rêvées Allongés dans des royaumes familiers Au clair de la lune nous les dessinons...
9 avril 2008

LA FLAMME ! QUELLE FLAMME ?

LA FLAMME ! QUELLE FLAMME ? Qui, à part Céline et Jean Yanne, auraient pu prédire que l'on verrait un jour des fonctionnaires de la police française obéir, en plein Paris, à des ordres donnés par des policiers en civil de la République Populaire de Chine...
18 août 2008

CIRCULEZ ! Y A RIEN A VOIR !

CIRCULEZ ! Y A RIEN A VOIR ! Quelqu’un vient de me dire que l’on aurait, dans le secret de je ne sais quel laboratoire, réussi à rendre «invisible» un objet. Je me demande si l’adjectif «invisible» convient bien ici, et si l’adjectif «translucide» ne...
9 avril 2008

JUSTE CIEL !

JUSTE CIEL ! Oenone dit : « Juste ciel ! tout mon sang dans mes veines se glace ! » (Racine, Phèdre, vers 265) Juste est-il l’épithète qui convient pour évoquer ce Ciel d’où tombe la foudre et Tout ce que nous supportons ? Mon Dieu n’est pas mon dieu...
10 février 2008

HIC ET NUNC JAZZ

HIC ET NUNC JAZZ Ecoutez cette nuit exposer ses thèmesCe fleuve qui gronde et d'où monte unChant de barque solaire un chant neufNuit noire et blanche du jazz soleilsFrappés o! cymbales fontaine batterieEcoutez ces clairs accords de la nuitLa guitare elle...
11 février 2008

A LA LIGNE

A LA LIGNE "Cheminant dans l'espace, elle ronge cependant l'espace prosaïque (...).Simplement, pour donner l'axe générateur d'un homme, le peintre, dit Klee, "aurait besoin d'un lacis de lignes à ce point embrouillé qu'il ne saurait plus être question...
17 septembre 2008

COLIFICHET

COLIFICHET Rien ne se perd, rien ne se crée, tout s'achète. Paraît que le Ministre Xavier Darcos voudrait remettre à l'honneur les cérémonies à récompenses scolaires (genre foire agricole mais en plus distingué) et, en particulier, pourquoi pas des médailles...
25 août 2008

A BRISER LE COEUR

A BRISER LE CŒUR La chanson Vitrier que chante Olivia Ruiz sur l’album La femme chocolat (2005) est belle à briser le cœur comme verre, au moins le temps d'une chanson, car le coeur brisé, fêlé, éraflé des chansons se répare fort vite. Elle commence par...
21 septembre 2008

BREDOUILLE

BREDOUILLE "Que pouvais-je boire dans cette jeune Oise, Ormeaux sans voix, gazon sans fleurs, ciel couvert. Que tirais-je à la gourde de colocase ? Quelque liqueur d'or, fade et qui fait suer." (Arthur Rimbaud, Larme) Garé des becs, des bêlements, des...
23 septembre 2008

LAVIS

LAVIS "Eh ! l'humide carreau tend ses bouillons limpides ! L'eau meuble d'or pâle et sans fond les couches prêtes. Les robes vertes et déteintes des fillettes font les saules, d'où sautent les oiseaux sans brides." (Arthur Rimbaud, Mémoire, vers 9-12)...
11 avril 2008

DE QUOI CLAQUER DES DENTS

DE QUOI CLAQUER DES DENTS Notes sur les deux premières strophes de La Maison des Morts de Guillaume Apollinaire (in Alcools). Bien sûr, les morts sont nos familiers. Nous vivons dans leur être. Qu’ils soient encore visibles ou rangés dans l’ordre des...
24 septembre 2008

IL SE FAIT TARD

IL SE FAIT TARD (Fantaisie provinciale) "Il était tard ; ainsi qu'une médaille neuve La pleine lune s'étalait, Et la solennité de la nuit, comme un fleuve, Sur Paris dormant ruisselait. Et le long des maisons, sous les portes cochères, Des chats passaient...
25 août 2008

DU PRINCE BELLIGERANT

DU PRINCE BELLIGERANT Le Prince qui laisserait ses commandants envoyer au devant d'un ennemi aguerri et déterminé de jeunes soldats à peine sortis des classes (quand bien même elles auraient duré cinq ou six mois) ne se montrerait guère plus avisé que...
19 septembre 2008

PARAPHRASE AUX CORBEAUX

PARAPHRASE AUX CORBEAUX « Armée étrange aux cris sévères, Les vents froids attaquent vos nids ! Vous, le long des fleuves jaunis, Sur les routes aux vieux calvaires, Sur les fossés et sur les trous Dispersez-vous, ralliez-vous ! » (Arthur Rimbaud, Les...
3 octobre 2008

DANS LES RIDEAUX LES VISAGES

DANS LES RIDEAUX LES VISAGES Dans les rideaux les visages Mouvants comme le vent comme Le sable aux lignes qui font Ces imperceptiblement gestes Sans main on dirait Fantômas Aux corridors suburbains s’y Dissimulent miroirs pendules Tigres amazones dans...
8 octobre 2008

LA VOILA, LA GRANDE MORTE

LA VOILA, LA GRANDE MORTE « La voilà, la grande morte, couchée dans la claire et pâle lueur là-bas dans un pré bourbeux tout contre un bosquet de roseaux. » (Katarina Frostenson traduit par Christofer Bjurström, Position in Canal, Maison de la Poésie...
1 octobre 2008

VISION DES NOMBRES

VISION DES NOMBRES « C’est la vision des nombres. Nous allons à l’Esprit. C’est très certain, c’est oracle, ce que je dis. Je comprends, et ne sachant m’expliquer sans paroles païennes, je voudrais me taire. » (Arthur Rimbaud, Mauvais sang, Une Saison...
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