01 juillet 2015

AUJOURD'HUI ZUT LIT UN SONNET DE JULES LAFORGUE

AUJOURD'HUI ZUT LIT UN SONNET DE JULES LAFORGUE   1. Zut mélancolise que tout l'ennuie, dans l'aujourd'hui d'alors et le présent de la page.   2. Zut s'enquiquine ferme, à en baver du néant, oui, mais tout de même, elle a un rideau.   3. Zut zieute le ciel aussi rayé qu'un vieux disque d'été, rayé de gris et de pluie, un vrai zèbre triste.   4. Zut se dit que la brume, c'est rien qu'une ramoneuse qui revient du boulot.   5. Zut se dit que les flaques, si elles avaient des yeux, elles verraient... [Lire la suite]

04 décembre 2013

PLOUF PONK SPLEEN

PLOUF PONK SPLEEN 1."Du fond du gouffre obscur où mon coeur est tombé"(Baudelaire, De Profundis Clamavi) Ton coeur, en tombant, a-t-il fait plouf, ou bien ponk ? 2."Recueille-toi, mon âme, en ce grave moment,Et ferme ton oreille à ce rugissement."(Baudelaire, Le crépuscule du soir) Mais qui c'est-y qu'a mis ce lion dans ma chambre ? 3."Cependant des démons malsains dans l'atmosphère"(Baudelaire, Le Crépuscule du soir) Ils foncent en battant d'leurs ailes de cuir etL'on peut lire sur leurs tee-shirts "Iron Maiden". 4.Pascal... [Lire la suite]
18 mai 2013

PARAPHRASE A TRISTE TRISTE DE LAFORGUE

PARAPHRASE A TRISTE TRISTE DE LAFORGUE Dans Triste, triste le narrateur à JulesContemple son feu Il a le droit bien queContempler son feu à force ennuyeux toutDe même Du coup il écoute ouiner le ventQui en effet fait ouineouineouine i faitA moins qu'il s'agisse de l'alarme d'uneBagnole vu qu'elles font ouineouineouineAussi les alarmes des bagnoles bon ouineLe vent dans les rues où sans doute plusPersonne de vivant ne traîne car en plusIl pleut que la pluie à sa vitre à JulesElle ruisselle & que Jules un bâillementQu'il étouffe... [Lire la suite]
11 mai 2013

SUR TES PAS

SUR TES PAS Quand j'entends Sur tes pas de Julien ClercEt d'Etienne Roda Gil c'est bien entendu laBelle poésie de Roda Gil qui me plaît AussiLa batterie qui donne à cette mélancolie unAir de combat de débat de temps rythmé PuisJe verse une ombre de larme quand j'entendsTerre de France "Tu es ma terre, mon désertqui s'en va, tu es ma terre, ma mère et monhiver" et puis ce très juste "Ce sont les choses du tempsQui ont fait nos tempéraments"Et je revois alors les visages de Claude deCatherine de la Mademoiselle qui enseignaitLe... [Lire la suite]
09 mai 2013

CONTRASTE DEPRESSIONNAIRE

CONTRASTE DEPRESSIONNAIRENotes sur un recueil de textes de Serge Gainsbourg. Les citations sont entre guillemets. "Elles ont la couleur de ses grands yeuxLa couleur des jours heureux"(Serge Gainsbourg, Les sucettes)Les yeux c'est de la couleur qui peut direAffirmer sans être certain d'pas s'tromperDe quelle couleur sont ses yeux à la filleDont tant il cause Souvent on croit savoirEt puis on voit bien qu'on n'sait pas DansSa chanson des sucettes Gainsbourg le noteQue la couleur des yeux c'est du passé queLa couleur des yeux renvoie à... [Lire la suite]
09 mai 2013

DEFIANCE DU FANTÔME

DEFIANCE DU FANTÔME Bien sûr chez Baudelaire il est fatalQuestion à un moment d'angoisses puisFunèbres en plus comme si un farfadet De cauchemar se secouait la fantasqueOssature dans sa caboche au narrateurBaudelairien C'est que l'Idée pas queDe l'idée que c'est pas de l'abstraitSeulement mais du virtuel du possibleEn tout cas dans l'infini des figuresPossibles induit par les combinaisonsQue permet le jeu des langues ce jazzInfini qui roule d'un cerveau l'autreOù tout prend Forme où tout se figureEn conséquence s'ontologise fait... [Lire la suite]
30 novembre 2012

MAIS MOI HELAS JE NE ME REVOIS PAS

MAIS MOI, HELAS, JE NE ME REVOIS PAS !Notes sur le poème Lisbon Revisited de Fernando Pessoa. Les citations sont entre guillemets et/ou en italiques. Pour leur exactitude, on se référera à l'édition du recueil "Poésies d'Alvaro de Campos avec Le Gardeur de troupeaux et les autres poèmes d'Alberto Caeiro", de Fernando Pessoa, traduit par Armand Guibert, Poésie/Gallimard n°214, pages 198 à 200. 1.Le présent nous échappe. Les consciences aigues peuvent en souffrir. "Rien ne m'attache à rien. / J'ai envie de cinquante choses en même... [Lire la suite]
29 novembre 2012

SORTANT DU TROQUET

Dulaurens Jihache aime voyager (contrairement à votre serviteur qui ne reste jamais très loin de son frigo). Du coup, il a parfois l'occasion de vérifier qu'Aznavour est partout,  qu'on est aussi seul dans un troupeau d'oies du Périgord qu'au milieu de moutons tout partout en Grande-Bretagne, ou qu'à reluquer la morue au soleil. Et vu qu'on a aussi soif ailleurs qu'ici, on finit fatalement par sortir d'un café où l'on a commandé une bière dans une langue étrangère. SORTANT DU TROQUET « Je ne suis pas un être romantique mais un... [Lire la suite]
06 juillet 2012

COMME UN BUG

COMME UN BUG "La Nature nous donne assez d'autres malheursSans nous en acquerir. Nud je vins en ce monde,Et nud je m'en iray. Que me servent les pleurs"(Ronsard, Amours diverses (1578), pièce XXXI) Je lis dans Cioran qui fut si juste si bêteAussi souvent mais dont l'art du bref sonneEncore comme une paire de claques à la faceD'un imbécile je lis donc ceci dans Cioran:Précis de décomposition p.129 "Se répéter àSoi-même mille fois par jour : "Rien n'a dePrix ici-bas", se retrouver éternellement au même point, et tournoyer niaisement... [Lire la suite]
Posté par patricehouzeau à 06:23 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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