30 avril 2017

SI JE DOUTE DE CELA AUSSI QUE CROIRAI-JE ?

SI JE DOUTE DE CELA AUSSI QUE CROIRAI-JE ?   1. « Le dehors, l'horizon familier, le ciel même appartenaient à son ennemi. » (Bernanos, « Sous le soleil de Satan »)   Ça c'est quand c'est le Diable qu'tout « dehors, l'horizon familier, le ciel même » i sont tellement plus à vous qu'vous en trouillez fort.   2. « On ne veut que plaire. On ne plaît qu'aux sots, qu'on rassure. » (Bernanos, « Sous le soleil de Satan ») [l'abbé Donissan])   Des fois on... [Lire la suite]

25 mars 2015

TELLES QU'ELLES NE SONT PAS

TELLES QU'ELLES NE SONT PASEn lisant « Malpertuis » de Jean Ray, édition de poche J'ai Lu n°1677. 1.La lutte que les humains livrent contre les dieux passe par le blasphème, lequel est ignoré de l'Unique et simple amusement pour les autres. 2.J'imagine assez les dieux de l'Olympe se riant de nos blasphèmes comme nous rions des blagues de carambar. 3.N'avez-vous pas compris que les dieux se nourrissent de nos blasphèmes ? 4.Je ne me moque pas de Dieu ; même s'il n'existe pas, je crains sa toute puissance. 5.La... [Lire la suite]
24 mars 2015

J'IMAGINE QU'ETANT UN PEU

J'IMAGINE QU'ETANT UN PEUEn lisant « Malpertuis » de Jean Ray, édition de poche J'ai Lu n°1677.1.Je tousse et je tousse en façon d'un diable qui cracherait des fœtus. 2.p.47. Philarète fétichiste, collectionneur de morts, de « bêtes » qu'il prétend rendre « plus belles que vivantes ».3.Parfois, les yeux laissent passer les points d'interrogation qui tissent nos consciences.4.Parfois, qu'on a d'l'imbroglio plein les nerfs ; ça imbrogliote, imbrogliote, imbrogliote tant qu'ça nous paralyse.5.Malpertuis... [Lire la suite]
23 mars 2015

MAISON DES FOUDRES

MAISON DES FOUDRESEn lisant « Malpertuis » de Jean Ray, édition de poche J'ai Lu n°1677. 1.La pensée, un rappel, que nous sommes encore parmi les êtres et les choses. 2.Et si murmurer, c'était s'adresser au petit dieu de son épaule ? 3.p.86. Mise en abyme : dans un « livre d'images, une gravure représentant le démon peignant des masques. » Du livre au masque, et derrière le masque, le démon au pinceau. 4.« d'étranges choses qui s'adressaient à un chat. »(Jean Ray, « Malpertuis », p.87) ... [Lire la suite]
22 mars 2015

MYSTERE A CHAQUE PAS

MYSTERE A CHAQUE PASEn lisant « Malpertuis » de Jean Ray, édition de poche J'ai Lu n°1677. 1.Les sons qui traversent les pages : p.65, des pas qui s'éteignent.Les images découpées qui hantent les pages : p.64, « les bras nus de ma sœur, levés en un geste final de noyée. » 2.Réécouté ce matin « Riders On The Storm », des Doors, fluidité de l'énigme, prémonition des orages, l'une des plus belles et l'une des plus étranges chansons que je connaisse. 3.Discrétion humoristique du narrateur qui, à... [Lire la suite]
20 mars 2015

"PIERRE DANS LES PIERRES"

« PIERRE DANS LES PIERRES »En lisant "Malpertuis", de Jean Ray, édition de poche J'ai Lu n°1677. 1.Les langues porteraient-elles les dieux qui agitent les humains ? 2.Les racines de Malpertuis : une « étendue inhabituelle de souterrains, aujourd'hui inexplorables » (p.44). Ainsi, l'origine de la demeure est-elle enfouie dans la nuit trouée des sols. 3.Le passé, cette toile noire pleine de trous par lesquels on croit voir passer des êtres et leurs yeux. 4.Et il se dit que, quelque jour, il vomira un... [Lire la suite]

12 octobre 2014

COMME ELLE ETAIT SEULE LA MAISON PRIT FEU

COMME ELLE ETAIT SEULE, LA MAISON PRIT FEU 1."Le trottoir où je marche est cendreux."(Raymond Jean, "La Lectrice") 2.Trottoir cendreux, fille rousse - allumetteuh ! allumetteuh ! 3.Entendu dire que la langue de Shakespeare sonnait déjà singulière à ses contemporains; tout à fait autre donc le génie, ou alors c'est du storytelling. 4.Des fois, y en a, i se sentent pas d'être et d'avoir aimé. 5.Ai fait rire mes élèves en leur contant que, vu qu'elles proutent sans arrêt, les vaches, qu'on dirait, les vaches, de grosses poches de... [Lire la suite]
11 octobre 2014

JE ME SUIS FAIT LA BELLE TOUTOU TCHOUTCHOU

JE ME SUIS FAIT LA BELLE TOUTOU TCHOUTCHOU 1.La grande victoire du libéralisme, c'est d'avoir su faire du crétinisme une valeur marchande. 2.Quotidien des faits divers, inconséquences, sang versé... Le journal du matin est la bible du Diable. 3."Ma vie est démodée ainsi que les journauxD'hier"(Apollinaire, "Train militaire") 4.Façons d'être, vertiges plus ou moins contrôlés, des vies enfin cette mortelle impatience. 5.Serions-nous voués à l'absurde poisson des profondeurs ? Au monstre de tous les possibles ? 6."Nous marchons... [Lire la suite]
10 août 2013

CHAQUE JOUR QUE DIEU FAIT

CHAQUE JOUR QUE DIEU FAIT "Le venin du serpent est son fidèle compagnon,Fidèle et il l'estime à sa juste valeur."(Henri Michaux, Contre ! in "La nuit remue") 1.De nos qualités, de nos défauts, de notre être au monde en ce qu'il est notre "fidèle compagnon". Ces qualités, ces défauts, cet être au monde sont-ils nous tout entier ? Est-ce notre existence qui établit notre essence ? Les propriétés d'un objet constituent-ils l'essence d'un objet ? Si je fais abstraction de toutes les propriétés de x, x s'annihile-t-il ? Autrement dit, le... [Lire la suite]
01 mars 2013

LA BOUCHE EMBRASSE MAIS LA DENT DEVORE

LA BOUCHE EMBRASSE MAIS LA DENT DEVORENotes sur les scènes 6,7,8,9,10,11 de l'acte IV de la tragédie Iphigénie, de Racine. 1.Résumés des scènes 6 à 11.Scène 6 : Confrontation entre Achille et Agamemnon. Achille, dès les premiers vers, demande à Agamemnon s'il est vrai qu'il s'apprête à ordonner le sacrifice d'Iphigénie (vers 1323-1334). Agamemnon refuse de répondre (vers 1335-1338) et déclenche ainsi la colère d'Achille (vers 1341-1345). Le ton monte entre les deux hommes. Achille remet en cause la légitimité d'Agamemnon (vers... [Lire la suite]