29 juin 2008
"ÂME INCERTAINE"
"ÂME INCERTAINE"
"Le trouble semble croître en son âme incertaine."
(Racine, Phèdre, V,5, vers 1470)
C'est Panope, femme de la suite de Phèdre, qui dit cela à Thésée. "âme incertaine", qu'est-ce donc qu'une "âme incertaine" ? Bien légère, fragile alors la flamme, fantasque, farouche, fébrile, indécise en son ministère de la poitrine, volatile alors que l'âme, n'est-ce pas, l'âme, ça se pense étale, calme comme la mer calme, comme la lettre "m", horizontale comme la pelouse, petite flamme oiseau, affolée qu'étreint un coup de vent. Non, ce ne sont ni âmes mortes ni âmes fortes ni âmes grises, mais les âmes incertaines des femmes alexandrins.
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 29 juin 2008
FRANCIS B. DIT LA BRIQUE
UNE ANECDOTE AU SUJET DE
FRANCIS B. DIT LA BRIQUE
« Récemment, j’ai dit à un type:
Si vous dites un mot de trop, je
vous fais couper les couilles. J’ai des
types pour ça. Depuis, il est à ma
botte. » (Francis Bouygues cité par
Thierry Volton, Les Ecuries de la Vème,
Ed. Grasset, 1989)
On dit je lis ça dans le Capital
Hors-Série de juin 2008 qu’il un
Jour Francis Bouygues (1922-1993
Ah tiens il est mort) a dit ceci
A Thierry Volton qui le rapporta
Dans Les Ecuries de la Vème ceci
«Récemment, j’ai dit à un type :
Si vous dites un mot de trop, je
vous fais couper les couilles. J’
ai des types pour ça. Depuis, il
est à ma botte.» Il avait dû voir
Le Parrain de Coppola la veille i
S’y croyait un peu beaucoup genre
Intouchable le centralien du coup
Qu’il est mort le richissime cela
Sûr se pourrait si l’anecdote est
Vraie que le type en question oui
C’est pas impossible que de temps
En temps il va un peu lui cracher
Sur la tombe au Francis cependant
Faut pas trop faire attention aux
Paroles des gens de la droite car
Beaucoup d’entre eux c’est qu’ils
Ont souvent des relents de Céline
Ou de San-Antonio comme un relent
D’incongruité verbale Célinien on
Dit qu’il l’est un peu le Sarkozy
Pas grave c’est qu’ils se la font
Assez Destouches à cheval sabreur
Bravache éclaireur de l’enfer que
Du terrible de la cuirasse killer
Politique mais à mon avis avec un
Bon coup de pied au cul c’est sûr
Que bientôt on n’en parlera plus.
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 29 juin 2008
COMPOSITION
COMPOSITION
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 29 juin 2008
27 juin 2008
LES JOURS DU GOUVERNEMENT SONT COMPTES
LES JOURS DU GOUVERNEMENT SONT COMPTES
Je l'écris sans peur de me tromper : les jours du gouvernement Fillon sont certainement comptés si la stupéfiante nouvelle qui est parvenue à mes oreilles se vérifiait : il semblerait que seraient bientôt "provisoirement fermés" (tu parles) un certain nombre de CAPES de matières dites "artistiques". On a eu par ailleurs l'obligeance de m'informer que le CAPES de musique ("Education Musicale", je crois que ça s'appelle) n'existerait sans doute bientôt plus et que cela pourrait annoncer une remise en cause de l'enseignement de la musique au Collège.
Si tel était le cas, ce genre de mesures, si elle se généralisait, ne pourrait qu'aggraver la situation des universités en aboutissant, par manque d'étudiants, à la fermeture de filières; en outre, cela ne pourrait qu'irriter le monde étudiant et le pousser à des manifestations qui, pour le coup, seraient légitimes.
Si tel était le cas, mais rien n'est moins sûr ; en tout cas, d'après ce que je comprends, rien d'officiel, juste un projet de recrutement des enseignants à bac + 5 (fichtre !), un concours maintenu mais sous une forme qui reste assez floue (maintien du CAPES ?, nouvelle mouture du dit CAPES ?, appellation différente mais avec même contenu ?), on évoque aussi la possibilité de postes réservés à destination des "Docteurs" (c'est vrai qu'il fallait trouver la solution au problème du spécialiste en histoire médiévale qui se retrouve sans travail ou manutentionnaire polyvalent dans la grande distribution)...
Cependant, on annonce pire encore (la rumeur galope!) : la suppression à terme de la plupart des concours de recrutement de l'Education Nationale au profit d'un simple diplôme (fût-il à bac + 5, 6, 7, 8, un diplôme ne peut se comparer à l'obtention d'un Concours) et une autonomie des établissements telle que les chefs d'établissement pourraient recruter eux-mêmes leurs enseignants (bonjour copinage, népotisme, corruption et promotion canapé).
A MOINS QUE : Le gouvernement aurait-il pour but de susciter des établissements pôles d'excellence ? Cela serait envisageable ainsi : les Lycées autonomes, afin d'attirer le client, pourraient proposer des formations inédites. A plus ou moins long terme, ces établissements se singularisant, se diversifiant, constitueraient des pôles d'enseignement et de formation dans des domaines traditionnels (les sciences, les lettres, les sciences sociales) mais aussi dans les domaines habituellement dévolus aux Lycées Professionnels et Technologiques, ou encore dans des domaines spécifiques (arts, spécialités rares, nouveaux outils d'information et de communication,...). Du coup, on comprend que les enseignants ne pourraient plus être nommés par une administration centrale mais recrutés par un chef d'établissement qui chercherait avant tout un profil et non pas une bête à concours. Mais ce n'est là que pure hypothèse... Et surtout, pourquoi supprimer le CAPES ? (Mais, franchement, je doute que le gouvernement ait l'intention de supprimer l'ensemble des concours de recrutement des enseignants ; c'est déjà assez le n'importe quoi avec les programmes des Bac Pro en trois ans : personne ne sait réellement ce qu'il faut faire et l'on dit partout que les Inspecteurs ne sont même pas tous d'accord entre eux, alors...)
On sait que François Fillon eut jadis pour projet de placer le baccalauréat sous le régime du contrôle continu. Comme ça, c'est sûr, tout le monde l'aurait, le bac, car quel professeur serait assez naïf pour croire qu'on ne va pas le juger sur ses résultats à l'examen, car quel chef d'établissement serait assez naïf pour penser qu'un faible taux de réussite ne pourrait pas nuire à sa carrière. François Fillon eut ce projet là. Les Lycéens l'ont fait naguère reculer, le Fillon, mais il semble que tout danger n'est pas tout à fait écarté. C'est comme ça, à mon avis, qu'il faut comprendre cette hausse constante, et contre toute logique, du nombre de reçus au bac. En faisant croire que le bac est un examen obtenu par le plus grand nombre, il sera dès lors plus facile aux grands communiquants de faire croire aux électeurs que, puisque le bac, tout le monde l'a, et que, le bac, oui le bac, ça coûte les yeux de la tête à organiser, eh bien, supprimons l'examen terminal au profit du contrôle continu !
Et c'est comme ça que de ce qui fut remarquable on fera de l'eau de boudin.
Et c'est comme ça que l'on fera de l'éducation nationale une machine à formater des citoyens à culture minimum, pour pas cher et alors, les universités du futur, elles pourront s'arroger le droit de choisir leurs étudiants en leur faisant passer des tests, des examens, des concours d'entrée, des entretiens avec dossier costauds je vous dis que ça, et aussi de demander des droits d'entrée exorbitants puisque, n'est-ce pas, le baccalauréat ne sera plus alors qu'un bout de papier, une billevesée, une sottise pas plus importante qu'une chansonnette.
C'est marrant, ça me rappelle le système américain.
Sans blague, je vais finir par croire que c'est un agent de la CIA que les Français ont élu. Cela expliquerait peut-être la dévotion qu'il a l'air d'avoir pour la famille Bush. Un chien n'oublie jamais son maître.
A MOINS QUE : Reprenons notre hypothèse du Lycée autonome. Dès lors que l'offre éducative sera variée et diversifiée à un point tel que les élèves pourraient avoir le choix, en fonction de leur projet professionnel, entre non pas des types d'établissements (Lycée général ou technologique ou professionnel), mais entre des établissements pôles d'excellence dans tel ou tel domaine, il apparaît clairement que l'administration centrale ne serait plus en mesure d'organiser un examen qui couvrirait des domaines aussi variés que les sciences, les lettres, les sciences sociales, les pratiques du secteur tertiaire, celles des emplois industriels, celles des emplois en lien avec le milieu naturel, les arts, les communications, les technologies de pointe, etc...etc... Tant de formations différentes seraient alors délivrées que l'organisation d'un baccalauréat sous forme d'examen final deviendrait dès lors impossible. Mais, je le répète, tout cela n'est que pure spéculation et je m'imagine assez mal qu'il y ait au gouvernement quelqu'un d'assez visionnaire pour songer à une telle solution...
Par ailleurs, dans la conférence de presse que le bon Nicolas Sarkozy a jugé bon de faire pour justifier ses arbitrages en matière de télé publique, il a cru bon, ce bon Nicolas Sarkozy, de dire qu'il souhaitait que la télé publique puisse programmer du théâtre à 20 heures 30, comme cela se fit jadis, et prenant Jacques Chancel à témoin, il rappela les heures de gloire d'"Au Théâtre Ce Soir"...
Euh... Nicolas Sarkozy et moi ne devons pas avoir la même définition de ce qu'est la culture théâtrale. Apparemment, il ne se souvient plus qu'il y a un peu plus de vingt ans maintenant, FR3 occupait les dimanches après-midi avec du Shakespeare en VO sous-titré, ou du Tchekhov, ou du Molière. Voilà ce que j'appelle théâtre. Quant "Au Théâtre Ce soir", il y eut effectivement deux ou trois bonnes pièces ("Le Noir Te Va Si Bien" avec Jean Le Poulain et Maria Pacôme, une farce très très très très absurde, mais bien écrite et surtout merveilleusement bien jouée ; "Huit Femmes" de Robert Thomas, complétement frappadingue dans le genre policier-psycholo-mélo-freudien, tellement barré, ce texte, que François Ozon en a fait un fort bon film baroque très efficace dans la démonstration de l'inanité de la psychologie dite "du personnage") mais, mises à part deux ou trois curiosités et quelques classiques du vaudeville (Feydeau, Labiche, Courteline), le reste était assez consternant, mal écrit, avec des mises en scène standard, parfois même mal joué par des acteurs qui en faisaient un peu trop et des comédiennes à minois joli et talent relatif.
Si c'est ça ce que Nicolas Sarkozy appelle la culture, alors, je pense qu'il ne faudra guère de temps avant que la Sarko-téloche ne nous les casse avec des trucs qu'il y a que lui pour penser que ça nous intéresse. (Ce qui, entre nous, semble corroborer ce que je disais tout à l'heure ; il la connaît mal, la culture française... étrangement bizarre, bizarrement étrange, tout de même).
Post- Scriptum : on pourra me reprocher d'évoquer ici des rumeurs au sujet de lois qui n'ont même pas encore été présentées, d'évoquer des décrets qui ne sont qu'hypothétiques. Mais si j'ai décidé, en fin de compte, de les évoquer, ces rumeurs, c'est qu'elles m'ont été rapportées par des étudiants eux-mêmes alarmés par certains de leurs professeurs, par plusieurs organisations syndicales, par un certain nombre de forums aussi. Il me semble donc assez urgent que Xavier Darcos et Consorts clarifient publiquement certains points, car, pour une fois, je donne raison à Philippe Meirieu lorsqu'il écrit ceci : "Pour peu qu’ils soient attentifs à la politique éducative, les Français
doivent commencer à perdre totalement leurs repères. Chaque matin, en
effet, ils se lèvent avec une école différente de celle avec laquelle
ils s’étaient couchés..." (Philippe Meirieu, Le Bloc-notes de Philippe Meirieu à la date du 1er juin 2008).
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 27 juin 2008
26 juin 2008
SOLEIL BLANC
SOLEIL BLANC
Le soleil est blanc on dirait du poison
De ce truc poisseux
Qu'on voit dans les
Rivières le long de
L'herbe morte blanc
Le soleil blanc le cri sans fin le ciel
Le soleil est blanc on dirait le christ
De ce truc vivant que
Les romains ont collé
Sur la croix écrit on
L'a dans un livre bah
Je ne sais plus lequel je crois ma mère
Qu'est-ce que ç'est que ça qui glisse sur
Le sable glisse foudre froide ondule sans
Bruit ça a un nom qu'c'est dangereux même
Je ne sais plus lequel je crois ma mère
L'avait ce bouquin le soleil blanc pâle
Comme un revenant qui
A oublié de régler la
Note d'entre les âmes
Mortes le voilà qu'il
Revient circulant en cercles blancs qui
Se brouillent et se confondent les mots
Avec qui sortent des
Bouches à travers la
Fumée des cigarettes
Il arrive l'éclat du
Poignard les yeux blancs blancs blancs.
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 26 juin 2008
RENDRE A CESAR
RENDRE A CESAR
Dieu et Orlando de Rudder savent que je ne suis guère fan de l'écologie et, sans trop la ramener sur des domaines que je ne connais pas, je suis assez d'accord avec Claude Allègre quand il souligne que de quelques données scientifiques, beaucoup ont vite fait de crier haro sur le mulet Industrie.
L'on ne me fera pas croire non plus que c'est par la "décroissance" que l'on arrivera à nourrir plus de 6 milliards d'humains tout en leur donnant les moyens de se développer. Et, concernant cette question de la faim dans le monde, plutôt que le rêve d'une hypothétique "prise de conscience à l'échelle de la planète" (j'adore ce style pompeux qui sied si bien à bon nombre d'écolos) qui serait suivie d'on ne sait quel universel partage des richesses qui n'arrivera sans doute jamais (ou alors à la Fin de l'Histoire, mais, à mon avis, le soleil se sera éteint avant), il me semble plus judicieux de poursuivre les recherches sur les Organismes Génétiquement Modifiés, ou sur toute autre solution agro-alimentaire, s'il en est .
Mais il faut rendre à César ce qui appartient à César, on doit à l'écologiste Yves Cochet d'avoir eu l'intelligence de comprendre, bien avant bon nombre d'économistes prétendument sérieux, que le prix du pétrole allait grimper à en battre des records (j'apprends ce soir, jeudi 26 juin 2008 que le prix du baril vient de dépasser les 140 $ et yop la boum !). Il l'a compris, il l'a dit, à la télé, bien avant le déclenchement de ce 3ème choc pétrolier, qui, soit dit en passant, est en passe de faire échouer l'essentiel de la politique économique du gouvernement Sarkozy / Fillon (gens de gauche, ne vous réjouissez pas si vite, si Ségolène Royal avait été élue, ce serait exactement la même chose).
Je m'étais promis de rendre cet hommage à la lucidité de Yves Cochet.
Voilà qui est fait.
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 26 juin 2008
25 juin 2008
UNE LEGERE INQUIETUDE
UNE LEGERE INQUIETUDE
Certes, il n'y a pas, a priori, de quoi crier à l'autoritarisme, mais tout de même, la décision prise par Nicolas Sarkozy de désormais faire nommer le président de France Télévision par l'exécutif, c'est-à-dire, de fait, par le Président de la République lui-même en accord, - c'est tout vu, Lulu (1) , avec son Conseil des Ministres, rappelle un temps que l'on croyait lointain où il y avait, en France, un Secrétaire d'Etat à l'Information (il avait d'ailleurs de fort grandes oreilles).
Pas affolante, pas encore affolante, cette décision, mais avec les problèmes liés à l'inflation, à la crise immobilière, à la crise des matières premières alimentaires, plus celle de l'énergie et des délocalisations massives (est-il vrai que Peugeot fait fabriquer en Chine des voitures qui représentent un réel danger pour leurs malheureux propriétaires ?), on peut légitimement penser que, face aux critiques et mouvements sociaux qui pourraient advenir, notre pas si libéral que ça Président n'en vienne à préférer un béni oui-oui, même un peu crétin, un casque-à-boulons bien vissés à un professionnel un peu trop démocrate.
En tout cas, avec tout plein d'amis à TF1 et un président des chaînes publiques dans sa manche, s'il se fait chahuter par la télé, Sarko-Les-Gros-Sabots, c'est qu'il est un peu maso, non ?
(1) Et en cas d'alternance, quoi qui s'passe ? Le Président et le Premier Ministre seront-ils alors obligés de jouer à pile ou face pour savoir si le futur Président de France-Téloche sera plus proche d'Alain Minc que de Jean-François Kahn ? Il est vrai que l'on n'imagine guère Nicolas Sarkozy avec un premier ministre de gauche : il aurait trop la honte...
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 25 juin 2008
HASARD ET MENSONGE
HASARD ET MENSONGE
Moi bondissant de ma cachette
alors, devant l’ombre je crie
eh, métaphore (ou prolepse) !
qui es-tu (?) Le spectre crie
de ses yeux chassieux me fixe
il me fixe encor dans un rêve
(Martial Lengellé in Ivar Ch’vavar, De la justification, Le Jardin ouvrier 1995-2003, Flammarion, p.29)
Et donc s’adressant à quelqu’un
Forcément dans la fiction c’est
A une métaphore ou prolepse car
La figure à qui l’on cause elle
Finit par venir revenir ou elle
Est réfutée par le texte abolie
Qu’elle est par l’encre le réel
N’est pas dans le texte qui est
Lui-même un réel le pédagogisme
Veut imposer la littérature car
Il croit encore que fictions et
Compagnie peuvent les maîtriser
Les événements du réel non sauf
Les modes d’emploi les bouquins
Appelés justement utilitaires à
Appréhender le réel aussi toute
La science le peuvent agir être
Des outils à changer le monde à
Rien que ça sert la fable belle
Uniquement à aimer lire et à se
Construire comme lecteur ce qui
Vaut mieux que d’aller éventrer
Son voisin mais qui ne peut pas
L’empêcher ce que l’on dit dans
Les romans du réel n’est pas le
Réel dans lequel nous l’agitons
Notre horloge à palpitant c’est
Qu’une suggestion du réel c’est
Un réel en soi celui du sens de
L’encre du papier et si ce sens
Semble faire écho à l’en-dehors
Du texte ce n’est que par usage
Convention illusion accident et
A vrai dire hasard et mensonge.
Prolepse : figure de style qui
dans un récit présente quelque
événement qui va effectivement
se produire dans cette fiction
qu’est toute temporalité C’est
que ça sert aussi à exposer un
argument que l’on va réfuter +
tard la poésie comme florilège
d’images est ainsi basée aussi
bien sur l’omniprésente figure
de la métaphore mais elle avec
tant et plus d’images implique
un effondrement mimétique rien
d’autre que représentation qui
se représentant elle-même rien
ne fait que se dépouiller elle
même du sens et c’est ainsi un
paradoxe que c’est du fictif à
contraintes formelles que nous
vient une manière neuve d’être
au monde tandis que le poème à
images jolies s’oublie facile.
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 25 juin 2008
WALMARTISATION
WALMARTISATION
"A travers les implantations propres de la firme, ses filiales et les conditions qu'elle impose à ses fournisseurs, la "walmartisation" du monde est donc en marche." (Michel Goussot, Les Etats-Unis, société contrastée, puissance contestée, La Documentation Photographique n°8056, mars-avril 2007)
Le secteur du commerce de détail
Reflète l'économie et la culture
D'un pays Ainsi le succès de Wal
Mart 1ère chaîne de distribution
Mondiale il souligne l’effarante
Richesse américaine et le succès
De la grande distribution modèle
Economique d’hyperconsumérisme à
En penser que comme le déclarait
George Bush Père en 1992 cela je
Le lis dans un article de Michel
Goussot Le succès de Wal-Mart est
le succès de l’Amérique Le succès
D’un monde où pétrole automobiles
Et armes servent à nourrir l’ogre
Supermarché accessible grâce à la
Multiplication des voitures qu’on
Ravitaille par camion défendu par
Les armes des temps efficaces que
Nous vivons efficaces et étranges
Comme qui dirait que l’efficace i
Tend à estomper l’étrange mais en
Fait c’est la sophistication même
De l’efficacité cette vitesse des
Innovations épatantes qui devient
Elle-même étrange à inquiéter...
Source : Une firme multinationale : Wal-Mart, in Sujet de Baccalauréat professionnel, Histoire-Géographie, session 2008.
Patrice Houzeau
Hondeghem, le 25 juin 2008
24 juin 2008
POULPE FICTION
POULPE FICTION
« A sa manière, Lucien Laubier les nourrit malgré lui : n'affirme-t-il pas qu'il « existe encore dans l'océan des animaux de grande taille qui nous sont inconnus ? » (R.B., Radiographie des abysses, in Science & Vie n°1089, juin 2008, p.121)
Joli
titre que Ténèbres océanes
Celui
d'un livre de Laubier qui
A
pour prénom Lucien publié par
Buchet
Chastel Le Science & Vie
De
ce mois-ci (juin 2008) lui a
Consacré une note critique on
y
Lit
que Depuis que l'homme navigue,
les
monstres hantent les océans...
et
son imaginaire. Le lien
fait
Implicitement
entre l'incessant
Va-et-vient
des humains sur les
Océans
et l'apparition des très
Monstrueux
animaux abyssaux m'a
Fait
penser au film Sphère
Dans
Cette
fiction on voit surgir un
grand
nombre de fameux monstres
venus
du fond du plus profond à
N'en
pas croire ses mirettes et
Cependant
ils pourraient n'être
Jamais
que des fantasmes que de
L'effrayante
rêverie réalisée à
Faire
paniquer tout un équipage
Mine
de rien voilà qu'ça pose à
Nouveau
la question du Cékoidon
Ce
lien entre réel et phénomène
Après
tout l'être jamais que de
L'humain
qu'c'est sans lui plus
D'être
qu'il y a il y a que nib
Dans
le genre savant uniquement
De
la matière invisible inédite
Indicible limite insupportable.
Patrice
Houzeau
Le
24 juin 2008

