28 mars 2017

PARALLELES DANS LA TENEBRUME ANNOTÉES PAR L'AUTEUR

PARALLELES DANS LA TENEBRUME ANNOTÉES PAR L'AUTEUR   1. Dans les nouvelles de Jean Ray y a des marins souvent je trouve qu'on y lit des noms de port par exemple   Il me semble qu'on trouve beaucoup de marins dans les histoires de Jean Ray comme s'il y avait un fantôme dans chaque port.   Hambourg (« La Ruelle ténébreuse » que ça me fait penser à ténébrumes que je viens d'inventer en passant   Ça m'amuse ça ce mot-valise là « ténébrume » ; ça me rappelle le film... [Lire la suite]

26 août 2013

AUSSI FOURMI

AUSSI FOURMI En cogitant sur le poème "Terre !", de Henri Michaux. 1.C'est plein de "i" partout. Il y en a tant et si que ça fourmille dans la farine, que ça siffle dans les sophistiquées, que ça frimousse, frétille, et rissole dans les frites, que ça rythme jadis aussi parmi nous pas que péris, pas que périscopes, péripéties, prétéritions. 2.L'ici et le maintenant viennent d'ailleurs, du naguère et du là, et à peine sont-ils qu'ils sont ailleurs, dans l'encore et le tantôt. Le temps va si vite qu'on ne le voit pas passer ; c'est... [Lire la suite]
26 août 2013

HISTOIRE DE FAIRE CROIRE

HISTOIRE DE FAIRE CROIREEn cogitant sur le poème "Nous autres", de Henri Michaux. 1.La personne utilisée est fréquente. Elle fait foule. C'est par elle qu'il s'exprime, le narrateur. C'est plein de bouches, tout ça partout, de bouches, bouches, bouches, auxquelles l'encre donne langue. 2.Il constate que ce n'est pas facile tous les jours. Ontologiquement pas facile. Que l'être, c'est essentiellement de l'échec. Du pas réalisé. De l'inabouti. De l'impasse. De l'autre. 3.Au départ, c'est plein de pas possibles. Puis, on finit par en... [Lire la suite]
15 août 2013

LE TRAIN PASSE MAIS LA VACHE N'ABOIE PAS

LE TRAIN PASSE MAIS LA VACHE N'ABOIE PASNotes sur le poème Le livre des réclamations, de Henri Michaux. Dans la première strophe, ce sont des gueules, ses phrases, des gueules ouvertes et qui clament, puis qui réclament. Vous me demandez à qui il s'adresse. Pas à ma soeur, c'est sûr. Mais il se pourrait bien tout de même qu'il s'adresse, s'adressât, s'adressi à la grande invisibilité, ou au grand manipulateur de nous autres. A la mère Nature. Il ne compare pas le "vomissement" à un poisson qui vous ressortirait par la bouche. A... [Lire la suite]
15 août 2013

Y EN A QU'ILS SONT GONGS ALORS

Y EN A QU'ILS SONT GONGS ALORSNotes sur le poème Je suis gong, de Henri Michaux. Dans l'ire de sa sérénade, au narrateur, il n'y a pas de cuisine aménagée. Pourtant, s'il y en avait une, il pourrait y aller se faire cuire un oeuf, puisque, s'il croit que ça nous intéresse de savoir ce qu'il y a dans la mélopée de son courroux, car il y a que chacun sème ce qu'il veut dans son chant, et puis voilà, et chante ce qu'il aime, ou pas, et puis c'est tout. Que peut-on bien mettre là-dedans ? Un serpent, je suppose. C'est toujours très... [Lire la suite]
29 novembre 2012

SORTANT DU TROQUET

Dulaurens Jihache aime voyager (contrairement à votre serviteur qui ne reste jamais très loin de son frigo). Du coup, il a parfois l'occasion de vérifier qu'Aznavour est partout,  qu'on est aussi seul dans un troupeau d'oies du Périgord qu'au milieu de moutons tout partout en Grande-Bretagne, ou qu'à reluquer la morue au soleil. Et vu qu'on a aussi soif ailleurs qu'ici, on finit fatalement par sortir d'un café où l'on a commandé une bière dans une langue étrangère. SORTANT DU TROQUET « Je ne suis pas un être romantique mais un... [Lire la suite]