17 septembre 2014

QUI PAR LE FEU QUI PAR L'EAU

QUI PAR LE FEU, QUI PAR L'EAU "And who by fire, who by water, Who in the sunshine, who in the night time," (Leonard Cohen) 1.Brouille, floute, trouble, et brouillasse encore; il flotte sur nos carcasses. 2.Le "jouet de cet oeil" à Rimbaud, qu'on nous yoyote fantoche golem, qu'on nous voye, qu'on nous sidère, qu'on nous fascine. 3.Les Américains, zont maintenant des yeux et des oreilles plein les ciels et qui foudroient, ces yeux, qu'ce sont des drones en fait. 4.A quel mur donc font-elles écho mes paroles ? 5.Poussière... en... [Lire la suite]

16 septembre 2014

DEBLAYER LE PASSE

DEBLAYER LE PASSE 1.Puis encore que Puis décidément puis Le temps avance balayant les encore que les quoique n'admettant que les pendant que et les tandis que. 2.Sans reflet, comme il se doit quand on veut passer inaperçu, je m'avançais dans la rue, tel Fantômas quand il se déguise en ombre, son ombre, sa propre ombre, prompte à jaillir des murs pour foudroyer. 3.Si nos chevaux sont des châteaux, nous faisons cavalerie de nos remparts et c'est la belle au donjon qui hennit. 4.Si le feu est fait de voix, quel opéra qu'une cheminée... [Lire la suite]
14 septembre 2014

LA OU TU ES EST TON SPHINX

LA OU TU ES EST TON SPHINX 1."brouille le pivotement des toits rongés"(Rimbaud, "Nocturne vulgaire") Le réel tourne sur lui-même suivant l'oeil brouillé par l'oeil rongé par l'oeil. 2."Toute lune est atroce et tout soleil amer"(Rimbaud, "Le Bateau ivre") Pleines d'atrocités, nos vieilles lunes, que la vérité n'en finit plus de vomir. 3.La vérité ? - Elle est imbibée, intoxiquée par l'atroce poison de toutes nos lunes. 4.Nous avons l'air d'improviser nos masques, et cependant, ils sont, à notre insu, décidés depuis si longtemps. ... [Lire la suite]
13 septembre 2014

FIAT LUX CERTES MAIS QUELLE LUMIERE NOIRE

FIAT LUX CERTES MAIS QUELLE LUMIERE NOIRE 1.Et si l'univers était infiniment tripoté par deux apprentis de la cuisine des dieux qui se le disputeraient âprement. 2."son ombre elle touche le fond un jour"(Lucien Suel, "Re [garde un] jardin regarde") 3.Son mur il est près de lui son mur luiOmbre et le mur mur. 4.Elle (je la vois avec mes yeux d'outre-mur) elle est bien mignonneTouche de bleu blanc blond dans le paysage et ses murs. 5.Le mur il est tout troué, la jeune fille auFond de l'ailleurs dispersée; et que bouts d'sons sa... [Lire la suite]
08 juillet 2014

CHUTAPLA

CHUTAPLA 1.Et dire que j'vis près d'la mer sans jamais la r'garder. Va finir par se vexer, la mer, et un beau soir sonner à ma porte, la mer, et me cracher son écume à la figure. 2."Derrière tes cheveux il y a tes vitres; derrière tes vitres il y a ton air; derrière ton air il y a tes yeux; derrière tes yeux il y a ton nerfOptique."(Elise Antoine) 3.Impossible de se dupliquer... Malédiction !... Comment faire ?... Il se sentit vacillant... Avec tout ce qu'il devait, il n'avait plus qu'sa pomme, lui-même, unique, dans l'impuissance... [Lire la suite]
08 juillet 2014

TENANT UN MIROIR J'Y VIS DES NUEES

TENANT UN MIROIR J'Y VIS DES NUEESAmusettes autour de fragments tirés de "Aurora", de Michel Leiris, Gallimard, coll. L'Imaginaire. 1.Il y a cette phrase dans "Aurora" de Michel Leiris, où quelqu'un "tenait un miroir, où se reflétaient quelques nuages." Nous ne sommes donc que nuées. 2.Aussi dans le livre à Leiris, cette comptabilité des jours restants à vivre, "en comptant le nombre d'arbres qui le séparait de l'horizon". Ah ça à force qu'on s'fa appela vieille branche (faites pas attention à la conjugaison, j'ai du déglingou... [Lire la suite]

06 juillet 2014

EN LISANT JE SUIS DEBOUT

EN LISANT JE SUIS DEBOUT(amusettes sur des fragments de "Je suis debout", de Lucien Suel, La Table Ronde, février 2014) 1."nord" et puis "ciel d'acier". Quelque part ailleurs - pour moi une autre page - du "bleu adorable" : quel drôle de corps ! 2."cercueil volant", ô coucou vampire ! 3."B, bibelot aboli boum boum du big-bang"(Lucien Suel, "Qu'on sonne") Comme quoi, la consonne "b", elle joue bien d'la batterie ! 4."Les cauchemars de la vache" ? - P'têt' bin les trains qui déraillent ? Ou une grève illimitée des cheminots ? ... [Lire la suite]
06 juillet 2014

POUR MIEUX NOYER LE POISSON

POUR MIEUX NOYER LE POISSON AMUSETTES AUTOUR DE LA FETE DU POTIRON(cf Agatha Christie traduit par Claire Durivaux, "La fête du potiron", Club des Masques n°174) 1D'la mort à n'en rien dire... que du permis d'inhumer... A respiré pénible... A monté l'escalier s'exténuant... A s'était couchée... A passé dans s'définition. 2.Envolée... Vloho !... un soir... évanouie disparue fondue dans l'ailleurs... comme si la lune l'avait gobée. 3.Il pensa à c'te murderance perhaps à laquelle elle aurait assisté la gamine. A filer du secret, des... [Lire la suite]
29 juin 2014

ET LA DOUCEUR DU SOIR ET LES CRIS SURHUMAINS

ET LA DOUCEUR DU SOIR ET LES CRIS SURHUMAINS 1."Hélène vient songer dans la douceur du soir"(Jules Laforgue, "Sur l'Hélène de Gustave Moreau") 2.Pourquoi Hélène vient-elle "songer dans la douceur du soir" ? Cause ceusses du matin, qu'est-ce qu'i sont bruyants, brutaux, braques abrutis. 3.Aussi parce qu'elle s'appelle Hélène et que c'est plus gracieux que "Maurice vient songer dans la douceur du soir". 4."Se fuir le long des cris surhumains de la mer !"(Jules Laforgue, "Dimanches") 5.Et pourquoi donc "se fuir le long des cris... [Lire la suite]
28 juin 2014

ET PUIS LE CHAT LE MANGEA

ET PUIS LE CHAT LE MANGEA 1.On a beau dire, un fleuve ne se baigne jamais qu'en lui-même. 2.Nous vivons dans l'illusion du semblable aussi bien que dans celle d'une même âme. 3.La Terre est une planète pleine de yeux auxquels les humains croient car ils les ont vus. 4.Ah je me veloute... je me saxophone... je me jazze cool le tempérament, je me samba par ci samba par là, en attendant le prochain bon vieux rock. 5.J'ai de la douleur dans le couchant !... Ah crépuscule ! 6.Y a des moments, j'vous jure, je passe mon temps à penser... [Lire la suite]